Dans la petite ville d'Aster Cove, des choses étranges se passent...

 
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 Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.

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Wyatt Jr Bishop
Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. Tumblr_inline_o4xd4atPJ21qlt39u_250
Messages : 44
Emploi : Interne à l'hôpital d'Aster Cove
MessageSujet: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyMer 5 Déc - 22:38

Wyatt Jr Bishop
NOM : Bishop. C’est un nom qui glisse aussi bien dans les oreilles que sur les langues d’Aster Cove, un nom qu’on connaît et qu’on n’a jamais l’occasion d’oublier. Ils sont partout, les Bishop, et ils sont fiers de l’être. Ils prennent l’espace avec respect, avec droiture, avec cette humilité pieuse qui leur est si chère. PRÉNOM(S) : Wyatt Jr, espoir d’un père, relève du patronyme ; William, référence au patriarche qu’il n’a pas connu mais dont il désire incarner les valeurs.  ÂGE : L’âge de la raison est passé, du moins devrait-il l’être. A bientôt 25 ans, Wyatt aimerait pouvoir se considérer comme un adulte, aimerait pouvoir se tenir droit face à son reflet et soutenir son propre regard dans le miroir. Il aimerait se considérer comme sage, être un peu plus conscient et, peut-être, juste un peu moins bête. Rester humble, mais se savoir fort. Pourtant, à bientôt 25 ans, il ne s’est jamais senti plus jeune, jamais senti plus con. LIEU ET DATE DE NAISSANCE : Décembre glaçant la fin d’une année noire, voile de neige pour couvrir le linceul des parents. 1960, période sombre dans la vie de Wyatt senior, premier Noël fêté sans le sourire des géniteurs. Et puis la bonne nouvelle, l’équilibre, la balance revenant à son point de départ. Vie pour mort, bonheur contre désespoir, le ventre de la femme qui s’arrondit et, finalement, la naissance comme cadeau. Enfant de l’hiver, Wyatt Jr est né au royaume des Bishop, Aster Cove, ne loupant Noël qu’à quelques minutes près. 26/12/1960, à minuit onze, une rose pousse sur les cendres du cœur. STATUT CIVIL : Célibataire, il attend la majuscule posée au mot Amour pour se définir autrement. Mais l’heure est à l’étude, l’heure est au travail, et il n’a ni le temps ni la tête à se consacrer pleinement à une femme. Ça, et il n’est pas certain, plus certain de la mériter. PROFESSION / NIVEAU D'ETUDE : Interne à l’hôpital universitaire d’Aster Cove CLASSE SOCIALE : Aisée. On n'a jamais vraiment manqué d'argent de son côté de la famille. Il n'ira pas jusqu'à dire qu'il est riche, mais il n'a pas à se plaindre et a pu faire des études sans problèmes. GROUPES : Like a Virgin
VOTRE PERSONNAGE RISQUE-T-IL DE DISPARAÎTRE : Oui, de préférence à un endroit où ses problèmes ne peuvent pas le suivre. CRÉDIT AVATAR : swan.

       
Le crayon jaune, pour ses cheveux et ceux de Maman, ceux de Lily aussi. Et puis pour le soleil. Le crayon marron pour les cheveux et les yeux de Papa et de Walter. Le crayon gris pour ceux de Papy et Mamie. Il a eu la place de les dessiner aussi, cette fois. Ce n'est pas souvent, parce que sa famille est tellement grande qu’il ne peut jamais mettre tout le monde sur sa feuille. Wyatt a donc appris à tourner, à changer, à ne garder que les plus importants. D’ailleurs, il manque encore quelqu’un. Quelqu’un d’essentiel.

Fronçant son petit nez, l’enfant laisse sa main planer sur ses craies grasses. Ses doigts s’agitent dans les airs à la recherche de la bonne couleur avant de s’abattre finalement, s’emparant du vert. Doucement, il dessine une forme, puis y place un visage souriant. Ça ne ressemble pas vraiment à grand-chose, mais Papa dit souvent que Dieu est trop grand pour qu’on puisse l’imaginer. Wyatt Jr n’est pas certain d’avoir bien compris, mais il sait bien que Dieu est partout, alors il n’oublie jamais de le représenter dans ses dessins. Il espére que ça lui fait plaisir.

Satisfait de son œuvre, le petit garçon laisse un grand sourire bourgeonner sur ses lèvres et, rejoignant ses mains, lance un regard vers le ciel.

Dieu,
Aujourd’hui j’ai dessiné ma famille, et il y avait toi dedans.
J’espère que tu es content.
Moi, je t’aime, et je sais que toi aussi.
Je voulais juste te le dire,
Parce que Papa dit qu’il faut y penser pendant qu’on le peut.
Je veux te donner mon dessin,
Mais je ne sais pas comment,
Père O’Leary te l’enverra pour moi.
Amen.



*****


La porte claque doucement dans le silence endormi, le son étouffé par l’attention avec laquelle le garçon ferme le battant. La lumière cède aux ténèbres nocturnes, qui baignent la grande maison familiale d’une obscurité presque angoissante. Nerveux, Wyatt triture sa lèvre, torture son esprit. C’est le cœur battant qu’il se tourne vers le grand escalier de bois, soupirant sans bruit son soulagement. Etape une : franchie. Son salut toutefois n’est pas plus certain que l’océan qui bat les côtes de la ville. Chaque marche de chêne massif est un danger de plus, un obstacle supplémentaire entre son lit et sa personne. A cette idée, l’angoisse redouble et se déchaîne, impitoyable, sur son cœur de jeune adolescent.

S’il le trouve là, Papa va le tuer.

Une nouvelle émotion se tasse dans sa poitrine. Elle n’est pas vorace, grondante, meurtrière comme peut l’être la nervosité qui le ronge. Elle ne déferle pas sur lui à la manière de la tristesse, ne teinte pas tout de noir ou de couleurs, non. Celle-ci est plus vicieuse, plus sournoise. C’est un sentiment de lourdeur, tout en pesanteur, un sentiment qui ralentit et traîne. Culpabilité. Junior a menti à son père, a menti devant Dieu, et il n’aura pas besoin de punition pour aller se confesser le lendemain. Soudainement, il se sent sale. Soudainement, il a presque envie de se faire attraper. Parce qu’il le mérite. Il le sait.

Et comme si le Seigneur l’avait entendu – ce dont il ne doute pas – comme si par son omnipotence il avait décidé de soulager sa conscience, soudain, la lumière s’allume. Junior sursaute, se retourne, lance un regard affolé en direction de l’interrupteur et laisse une moue contrariée parer son visage. Là, les bras croisés autour d’un peignoir sombre, le visage grave et les rides plissées par la fatigue, Wyatt sénior se tient. Il ne parle pas, n’en a pas besoin d’ailleurs. Son regard seul suffit à s’exprimer. Il attend. Le garçon baisse les yeux.

« Je suis désolé. », murmure-t-il.
« Désolé de quoi ? »

Son père ne hausse pas le ton. Il s’exprime d’une voix sévère mais calme, gorgée d’une autorité naturelle sous laquelle son fils a toujours ployé. Cette fois-ci ne fera pas exception.

« Je t’ai menti, quand je t’ai dit que je mangeais chez Jared.
- Je sais.
- J’étais…
- Avec une fille ? »

Les joues de l’adolescent se colorent tandis qu’il hoche la tête, lèvres pincées sur son embarras. Il passe une main dans ses mèches blondes.

« Je n’ai rien fait de mal avec elle, Papa. Je te le promets.
- A part mentir, tu veux dire. »

La culpabilité revient. Wyatt Jr opine à nouveau du chef. L’instant se délite et s’effondre avec lenteur, la composition de l’adolescent imitant le mouvement. D’un coup, les mots s’échappent.
« Elle s’appelle Paige. Je l’ai rencontrée il y a deux mois, elle est nouvelle et elle aide à la paroisse. Je… Je voulais lui montrer les étoiles qu’on voit quand on marche au dessus de la crique et je… Je crois que j’ai oublié le temps qui passait.
- Tu aurais pu me dire la vérité.
- J’avais peur de ta réaction.
- Eh, Junior. Aimer une fille, crois-moi, je sais ce que c’est. Je t’aurais sans doute dit de rentrer plus tôt que ça, mais je ne t’en aurais pas empêché. Et quand bien même ma réaction serait mauvaise, elle le sera toujours moins que si tu me mens. »

Les mots sont durs mais la voix est tendre, presque douce. Le garçon acquiesce silencieusement, laissant la brève étreinte de son père apaiser ses tensions, sourit brièvement avant de rencontrer à nouveau le regard paternel.

« Allez, monte te coucher. On discutera demain de ta punition.
- Oui, Papa. »

Dieu,
Aujourd’hui, j’ai péché.
Je sais que c’est le lot des humains mais je n’ai pas d’excuse valable à donner.
Je m’excuse, et j’accepterai la punition de mon père comme la tienne, si tu dois me la faire parvenir.
J’espère ne pas t’avoir déçu par mes actions mais si c’est le cas, j’en suis désolé.
Je sais combien mentir est un péché et je n’aurais pas dû bafouer mon honnêteté par crainte.
Je ferai mieux à l’avenir, c’est promis.
Amen.



*****


Il se tient droit, fier de ce qu’il est, fier de ce qu’il a accompli, arborant devant l’assemblée d’élèves et de parents son chapeau de diplômé. Bref moment de gloire, sa poigne dans celle du directeur, il regarde le flash de la caméra tout en cherchant les yeux de son père, de sa mère, de sa fratrie et de ses cousins. Son sourire, lorsqu’il les trouve, illumine son visage plus que la lumière de l’appareil photo ne le pourra jamais. Le lycée se termine en beauté, en triomphe, concrétisation d’un rêve vers lequel il vient d’effectuer un pas supplémentaire.

Son diplôme en main, il traverse la pelouse du stade, fraîche et malléable sous sa démarche de fer. C’est presque en courant, finalement, qu’il rejoint sa famille. Etreinte collective, il rit sous les baisers qui couvrent ses joues, les rend au centuple et laisse sa joie éclabousser les Bishop. Parce qu’ils le méritent, tous. Ensemble.

Ce soir-là, Wyatt s’endort le cœur gonflé d’amour, un dossier rempli de A en poche et la bourse universitaire en tête. Un jour, il en est plus sûr que jamais, il sera médecin.

Dieu,
Merci. Merci pour tout. Merci de m’avoir accordé cette vie, cette merveilleuse vie. Je ne pourrais être plus heureux, plus épanoui qu’avec ce que tu m’as donné. Je ne te décevrai pas. Je ferai tout ce qu’il faut pour atteindre mes rêves, pour aider mon prochain ainsi que tu nous as créés pour le faire. Merci pour ça, aussi. Merci de m’avoir tout donné et merci, merci de ne jamais manquer de récompenser mes efforts. Je me répète, mais je ne te décevrai pas.
Amen.



*****


« Oh allez mec, sérieux ! Putain, tu crois quoi, que ça va te tuer ?
- Je ne fais pas de soirée, Ray. Je te l’ai déjà dit, non ? C’est juste… C’est juste pas pour moi. »

Son ami lève les yeux au ciel dans un geste théâtral. Il joue des mains pour mieux manifester sa frustration, se plante devant lui pour lui bloquer le passage. Son regard noisette se noie dans le sien, sourire malicieux aux lèvres, et il dresse son index devant lui pour l’empêcher de l’interrompre.

« Wyatt Jr Bishop, ça fait huit ans que tu te casses le cul à travailler cinquante heures par semaine, que tu passes ta vie noyé sous les bouquins et que tu te fais chier à courir entre petit boulot et université. Dans deux mois, tu vas intégrer un internat qui va durer encore, quoi, sept ans pour toi ? Je sais que t’es un bigot et que ton gros délire à toi c’est d’aller à la messe mais sérieux, s’il te plaît, pour ton propre bien : détends-toi un coup. Juste un. C’est juste une soirée, t’es même pas obligé de boire, t’es certainement pas obligé de prendre de la beuh, je te demande juste de venir et de danser. S’il. Te. Plaît. »

Wyatt fronce les sourcils et ouvre la bouche, une réponse tout droit tirée de la Bible caressant le bout de sa langue, mais Ray l’interrompt. Son doigt couleur chocolat se pose grossièrement sur ses lèvres.

« Chhhhhhhhhhhhhhhhh. Je ne te laisserai répondre que si c’est pour me dire un bon gros ‘’Oui’’, Bishop. »

Les secondes s’étirent, regard taquin rencontrant un sourire naissant. Lorsqu’un éclat de rire retentit, le fêtard sait qu’il a gagné.

« OK, OK. C’est bien parce que c’est toi. Et je serai raisonnable. J’ai le droit.
- Mais oui, Saint Paul, mais oui.
- Eh, ne blasph-
- Je m’en bas la raie, de la religion, frère. Alors je risque pas de mourir parce que j’ai blasphémé ok ? »

Le blond secoue la tête, réprobateur, mais ne commente pas davantage. Rien ne sert de raisonner avec Ray sur ce sujet et l’idée de faire du prosélytisme ne lui plaît guère. Son ami est peut-être un indéfectible athéiste et ses opinions sur la Bible frôlent peut-être l’irrespect, mais il n’en est pas moins loyal et cela ne l’empêche pas d’être un homme bien. C’est tout ce qu’il lui demande… la plupart du temps. Leurs disputes prennent parfois des dimensions qui n’appartiennent qu’à eux, mais il ne s’en plaint pas outre-mesure. Il l’aime, cet idiot, et au fond c’est tout ce qui importe.

« Je passe te prendre ce soir à 20h, Bishop !
- OK… Je ramène un truc ?
- Je te jure que si tu es en train de me proposer d’emmener une bouteille de Coca, je te bouffe. »

Un éclat de rire lui échappe et il secoue de nouveau la tête, amusé malgré lui. Incorrigible. Son ami est incorrigible.

« Bien reçu, sergent. Je dois rentrer par contre. Me préparer. Permis de rompre le rang ?
- Accordé ! »

Mon Dieu, préserve-moi des idioties de la jeunesse..., songe-t-il en s'éloignant.

*

L’odeur de l’alcool est la première chose à envahir ses narines lorsqu’il pénètre l’enceinte de la gigantesque maison où s’est organisée la fête. Les gobelets de plastique rouge sont partout, des lèvres pourpres à celles trop occupées, des ongles faits aux doigts rongés. L’endroit regorge d’un monde hallucinant. Aucune pièce n’est vide, aucun lieu tranquille. La musique partout résonne dans un enchaînement épileptique de couleurs, les basses pulsant jusque dans les tripes, les corps ondulant au rythme des sons de synthèses et des grosses guitares.

Wyatt, d’abord, grimace. Il ne se sent pas à l’aise ici, pas dans son élément, albatros hors des airs qui le couronnent. L’air suinte de transpiration, il fait une chaleur à crever d’ailleurs, et il a déjà hâte de sortir prendre une bouffée d’oxygène. La soirée s’annonce mal. Seule la main de Ray, agrippée à son épaule, l’empêche de faire demi-tour.

« Allez mec, il est grand temps que je t’initie. Suis-moi ! »

Les doigts l’entraînent vers la piste. La foule s’ouvre, les avale, les dévore. Autour de lui, les bras s’agitent, les hanches se décalent, les jambes remuent. Il ne sait pas quoi faire et se retrouve un instant seul au cœur du désert, extérieur à cette scène surréaliste qui l’emprisonne. Le sentiment a quelque chose de claustrophobe. Il ferme les yeux. Des mains se posent sur ses épaules.  Des souffles se heurtent à sa nuque. Des corps se pressent au sien. L’ambiance macère dans son esprit pendant qu’il est digéré par la masse. D’abord, il a presque peur. Il a la sensation désagréable d’être un tout petit bout d’une énormité grotesque. Il ne sait pas quel monstre il nourrit.

Puis vient la réalisation. Le monde comme un masque, il est au cœur de ces inconnus comme un étranger. L’alcool et la fièvre festive exposent les vices pour mieux les dissimuler au quotidien. Liberté. Le mot a une saveur pétillante. Wyatt ne sait pas danser mais, petit à petit, ses muscles s’animent. Ses épaules se relâchent. Ses doigts se meuvent. Les barrières commencent à se lever. Les nerfs se délassent. Il respire l’air imbibé de trop de choses, laisse un sourire bourgeonner sur ses lèvres. C’est donc ça, l’intérêt d’une fête ? Soudain, il comprend. Il comprend combien relâcher toute la pression d’un coup peut se révéler grisant. Combien se libérer des responsabilités, juste une fois, peut être euphorisant.

Le temps défile sans sens. Il est traîné hors de la piste à un moment donné. Ray lui glisse un verre en souriant. Il le boit.

« Juste un. »

Le breuvage brûle et détend, embrume son esprit plein de carcans, trouble ses sentiments. Il se sent bien. Il y retourne. Il danse avec des inconnus, dialogue avec des ombres, rit avec des masques. Ce n’est pas grave. Pour la première fois, rien n’est grave, rien n’est important. C’est une sensation vivifiante dans laquelle il se perd, fermant les yeux pour mieux se noyer dans l’euphorie collective.

Une jolie blonde lui tend un shot.

« Je n’ai jamais essayé. », confesse-t-il.
« Raison de plus… Trois… Deux… Un… »

Brûlure dans la gorge. Frisson de liberté. Sourire grandissant. La fête résonne jusque dans son cœur et le porte, vague de puissance portant ses sentiments sur son dos inébranlable. Il est plus léger, plus fort, plus grand. Il rit. Il n’est plus timide, plus coincé, plus effrayé. Le monde, soudain, est dans sa paume. Il n’a jamais autant voulu croquer la vie.

« Trois… Deux… Un…
- C’est mon dernier. »

Chaleur et liesse s’entremêlent jusqu’à embrouiller ses pensées. L’hilarité est omniprésente, l’euphorie s’immisçant dans tous les pores de sa peau pour mieux l’emporter. Il retourne danser. Les mouvements sont de moins en moins contrôlés, de plus en plus libres. Il se délecte de ce sentiment d’infini. Il se perd dans le bonheur presque hystérique. Lorsqu’il trébuche, un inconnu le rattrape. Ils éclatent de rire. Le type l’emmène au bar. Nouveau gobelet rouge. Il hurle dans ses oreilles pour surpasser la musique :

« Vodka orange, c’est le mieux !
- OK. Mais je m’arrête là. »

Le temps se délite et il s’en moque. Son esprit s’estompe. Il sait qu’il est heureux. Il sait qu’il est bien. Il sait qu’il est libre. Il danse. Il perd un peu l’équilibre. Il rigole. Il y a des jolies filles. Elles lui font des sourires. Il sait qu’il leur plaît. Il leur fait des clins d’œil. Il danse. Ses rires se mêlent à la musique. Il croit qu’il sent des lèvres contre les siennes. Il répond sans réfléchir. C’est agréable. Des doigts délicats l’amènent à la table. Il cherche un verre, le tend sans assurance.

« Le dernier ?
- Le dernier. »

Trou noir.

*

Inspire. Cauchemar.
Ouvre les yeux. Douleur.
Redresse-toi. Nausées.

Ses mains s’accrochent à son crâne dans l’espoir d’amenuiser la pression qui l’écrase, un souffle fébrile s’échappant de ses lèvres gercées. Il fronce les sourcils. Grimace. Regrette. Son esprit est dans le brouillard mais c’est son estomac qui se perd. Un haut-le-cœur le prend. Les symptômes lui reviennent en morceaux détachés, souvenirs de leçons relues trop de fois. Wyatt soupire : il a la gueule de bois. Il est trop déshydraté pour que son foie digère l’éthanol et… Bref. Il a trop mal à la tête pour y songer.

Déglutissant, il se redresse à la recherche d’un verre d’eau. Les couettes glissent sur son torse nu avant de tomber, dévoilant le reste de son corps. Ses yeux s’écarquillent tandis qu’il regarde bêtement l’étendue de peau pâle qui s’offre actuellement au monde. Il est nu. Il est nu. L’information ne parvient pas à se faire à son cerveau quelques instants encore, puis c’est l’horreur qui prend le dessus, se répandant en une vague de froid dans ses membres. Hoquet d’effroi. Il se tourne lentement vers le lit dans lequel il était allongé.

« Hmmm… Wyatt, t’es d’bout ? »

La jolie blonde, un sourire endormi aux lèvres, cherche sa main sans ouvrir les yeux. Sous les draps, elle n’est pas plus habillée que lui.

« J-je… »

Son regard ahuri glisse entre les vêtements qui jonchent le sol. Les siens. Ceux de cette fille. Il ne connaît même pas son prénom. Il…

« C’est pas vrai… Non… »

Sa voix se coince dans un nœud de désespoir. La réalité le cingle comme d’un coup de ceinture. Sa respiration se bloque. Une nouvelle vague de nausée s’écrase sur lui. Il tremble. Non… Non, ce n’est pas possible. C’est un cauchemar. Il doit rêver. Il voudrait rêver. Il donnerait n’importe quoi pour être coincé dans un songe, pour se réveiller rassuré et ne plus jamais songer à ce scénario immonde. Pourtant la vérité s’ancre dans sa poitrine broyée, et il doit lutter pour maintenir l’équilibre précaire de ses membres encore maladroits de son trop plein d’ivresse.

Il vient de perdre sa virginité avec une inconnue.

Ses yeux brûlent soudain. Wyatt prend une inspiration tremblante et rattrape ses affaires en catastrophe avant de s’habiller, tremblant. Son souffle s’écorche et s’accélère. Il se déchire les lèvres à trop les triturer, son cœur battant contre ses tempes. Il ignore l’appel groggy de son prénom résonnant dans la chambre vide, sort, court presque. Les escaliers défilent sous ses pieds maladroits, l’urgence guidant ses pas. Il fait un bruit infernal, se scie le crâne mais n’y prête pas attention. Le hall se dessine. Il crève d’envie d’atteindre la porte, de s’échapper de cet Enfer, de fuir le plus loin possible. Il se sent mal. Il se sent sale. Un sanglot se coince dans sa gorge. Il le réprime. Dans sa précipitation, il heurte une épaule. Un haut-le-cœur menace.

« Wyatt, mon grand ! T’étais passé où ? Je commençais à m’inquiéter… Je t’ai perdu de vue hier soir, tu m’as foutu les jetons. Ça va ? »

La voix enthousiaste de Ray lui est insupportable. Il lui lance un regard, un long regard désespéré, puis ouvre l’entrée.

« Wy’ ? »

Ses yeux brûlent plus fort. Il tangue jusqu’à sa voiture, claque la portière avec trop de force, enfonce les clefs et les tourne violemment dans leur socle. La vitesse s’enclenche, l’accélérateur grogne sous la pression frénétique de son pied gauche. Dans un vrombissement sonore, il s’éloigne de là. S’éloigne du cauchemar. S’éloigne de l’Enfer.

Il conduit pendant longtemps, fenêtres ouvertes et musique à fond. Il essaie d’estomper le son de ses pensées, ne parvient qu’à vriller son crâne. Il n’arrête pas pour autant. Quelque part, son esprit souffle qu’il le mérite. Une tentation. Dieu a glissé une tentation sur son chemin, un écueil. C’est tout ce qu’il lui a fallu pour sombrer, pour cracher sur toutes ses promesses, pour rompre tous ses engagements. Un choix. Un appât. Un démon. Et il a failli, apostasié, piétiné son Seigneur, sa foi… Sa famille.

Wyatt tourne abruptement à droite et se gare. La panique le saisit et il souffle, lentement, comptant le rythme pour ne pas se laisser emporter. Le manège dure quelque seconde. Il est comme broyé par une gigantesque machine qui le recrache en une bouillie de néant. Il n’est plus rien. Il ne se sent plus rien. La réalité le torture et il pose son front sur son volant, haletant. Ses mains tremblantes se glissent dans sa chevelure blonde et tirent, presque hystériques, pour relâcher la pression qui le compresse. Les larmes font briller le regard dépareillé ; il se mord la lèvre pour ne pas les faire couler.

Dieu,
Je suis désolé.




*****



Les semaines défilent et la façade demeure. Wyatt Junior n’a pas le courage d’avouer ses péchés à sa famille et le confessionnal n’est pas parvenu à le faire parler. La vérité reste obstinément coincée au fond de son estomac, cadenassée par un déni aussi violent qu’illusoire. Le jeune homme veut se persuader que tout va bien, qu’il a rêvé, que rien ne s’est passé. Qu’il n’a pas de mal à se croiser dans le miroir et que ses prières lui viennent aussi spontanément qu’avant, qu’elles ne sonnent pas creux à ses lèvres et qu’il ne les oublie que par mégarde. Que s’il évite d’entrer dans les églises, ce n’est que par manque de temps.

Le temps de l’internat arrive trop vite et le jeune homme rentre au pays comme un héros. Son père le prend dans ses bras, murmure à son oreille une fierté qui lui fait honte, ne voit pas dans le regard de son fils la détresse qui bourgeonne. Et Wyatt ment, peut-être pour y croire lui-même.

« Tout va bien. »
« Quoi de neuf ? Oh, rien de spécial. »
« Toujours pas de copine ? Non, j’attends la bonne. »

Il s’en remettra. Il se repentit déjà, passera sa vie entière à racheter son action. Personne n’a besoin de savoir. Surtout pas sa famille. Il se souvient de son oncle, marié à une prostituée, se répète qu’il n’a rien à voir avec lui. Qu’il n’a jamais fait qu’une erreur, qu’il n’a blessé personne, qu’il n’a trahi qu’une parole. Il ne recommencera jamais. Il le sait. Il est un bon chrétien. Il est pieux. Il est droit. Un Bishop. Rien ne changera ça.

Il se plonge dans son travail et s’y épanouit comme jamais, se permettant d’oublier un peu l’incident. Là, sa vie a un sens. Là, il peut donner de l’ampleur à ses ambitions. Aider. Guérir. Sauver. A l’hôpital d’Aster Cove, il se sent comme chez lui. Il a toujours su qu’il vivrait là. C’est un rêve pour lequel il travaille depuis tout petit, un projet nourri de sa sueur et d’heures de travail acharné. Le toucher du doigt soulage toutes ses plaies. Il va mieux. Il va bien. Avec sa famille, il retourne à l’église, aide les charités, redevient le bénévole souriant qu’on croise à la paroisse.



Un soir, alors qu’il s’invite à un repas familial, Wyatt ouvre la porte pour voir son père au téléphone.

« Oui, justement il vient de rentrer. Je vous le passe. »

Senior met la main sur le micro en lui tendant le combiné, que son fils saisit sans comprendre. Ray, songe-t-il pour se rassurer, doit vouloir prendre de ses nouvelles. Rien de plus. Il ignore pourquoi son cœur bat soudain plus fort, trouve ça ridicule d’ailleurs. Il n’est plus un enfant, effrayé de voir un appel lui être adressé par ses parents.

« Allô ?
- Wy-Wyatt ? »

La voix incertaine est indubitablement féminine et beaucoup trop familière. Ne pas raccrocher lui demande un effort surhumain et c’est à grand peine qu’il contient le ton agressif qui frôle ses lèvres. Ses mains se crispent sur le plastique du téléphone.

« Oui… ?
- Je… Je suis… »

Expiration tremblante. La fille semble paniquée. Ça ne le rassure pas.

« Je m’appelle Maggie. Je… Putain de merde, je devrais pas avoir peur si ? Je suis la nana avec qui t’as couché y’a un mois. »

Wyatt sursaute sans parvenir à s’en empêcher, son cœur broyé sous l’impact des mots. Il souffle pour décoincer sa respiration. Tout va bien, se répète-t-il. Tout va bien. Du regard, il cherche son père dans l’espoir de ne pas le trouver. Celui-ci semble avoir changé de pièce, à son grand soulagement. Il n’aura pas à expliquer sa réaction paniquée. Il pourra parler sans craindre d’être entendu. Sans doute est-il retourné réparer

« O-OK. Et donc ?
- Je suis désolée de t’appeler comme ça, je trouve juste ça plus… plus correct, je suppose, j’en sais rien. De t’appeler. Je…
- Tu ?
- Je suis enceinte. Mais ne t’en fais pas ! Ne panique pas s’il te plaît je suis déjà super angoissée, j’ai pas besoin de ça. Et je veux pas que ma famille le sache. Et je… Je vais avorter donc tu n’as pas besoin de t’énerver OK ? Je voulais juste te prévenir ! »

Silence radio. Vide. Néant. Wyatt n’a rien écouté de la suite, son esprit et son cœur accrochés au trois premiers mots. Un gigantesque gouffre s’est ouvert au fond de son estomac, qui semble avoir aspiré jusqu’à son âme. Joie et désespoir s’entremêlent, teintés d’une colère sourde, d’un regret immense. Il s’en veut soudain. D’avoir fui et d’avoir fait. D’avoir agi et d’avoir menti. D’avoir failli et d’être parti. Le combiné tremble un peu contre son oreille et il ne sait pas quoi répondre. Les mots se fracassent contre sa langue pâteuse, la nouvelle ne trouvant pour réponse que le silence.

« Comme dit je vais avorter alors-
- NON !!! »

Eclat de voix soudain et brutal, panique dans le cœur et rage dans le crâne. Non. Elle ne peut pas faire ça. Elle ne doit pas faire ça. Wyatt est un lâche, mais il refuse d’être la cause de pareille atrocité. Avortement et meurtre riment dans son esprit, et il sent rien qu’à cette idée ses mains se tâcher de sang. Il refuse. Il ne peut pas.

« Wyatt, tout va bien ? »

La voix de sa mère, inquiète de l’autre côté du mur, brise ses rêveries sombres. Il la rassure d’un acquiescement, souffle profondément et reprend en murmurant :

« E-écoute, je sais que c’est difficile et-et je sais que j’ai fui ce jour-là mais tu ne peux pas faire ça. S’il te plaît.
- Qu’est-ce que tu racontes, Wyatt ? Tu crois que ça me fait plaisir ? Tu crois quoi, que je me fais sauter tous les mois pour avoir le plaisir d’aller dans un centre faire t- enlever mon bébé ?! Tu crois que je vais pas le regretter toute ma vie aussi ?! »

Les intonations, furieuses, tremblent pourtant. Un sanglot éclate à l’autre bout du fil. Wyatt ne sait pas quoi faire face au désespoir qui lui répond en miroir. Sa gorge se serre. Il respire de plus belle.

« Je… je- Je sais. Je sais, je suis tellement désolé Maggie, je ne sais pas comment on en est arrivés là et je ne regretterai jamais rien de plus de toute ma vie. Mais justement, justement, on ne peut pas faire ça. S’il te plaît. Je t’en prie. Je t’en conjure. Je- je m’occuperai de tout, OK ? Je t’enverrai de l’argent, et tu- on verra ce qu’on fera à sa naissance d’accord ? Mais on ne peut pas faire ça. On ne peut pas le tuer. Je t’en supplie.
- Je m’en fous de ton pognon Wyatt, je veux avoir mon putain de doctorat !
- Et tu l’auras ! Je te le jure, je ferai tout ce qu’il faut, je te le promets. Je… Je n’en ai peut-être pas donné l’impression, mais je suis quelqu’un de droit. Même – même le mois prochain. Je t’envoie de l’argent pour tout, ok ? J’économise pour l’accouchement si tu le souhaites. J’économise pour tout.
- Je…
- Je t’en supplie. Je m’occuperai de tout, et toi tu te concentres sur ton doctorat, et on s’en sort comme ça, OK ?
- O-OK. OK. »

Soupir de soulagement. Le jeune homme ferme les yeux et passe une main frémissante sur sa figure blême.

« Aussi… S’il te plaît, n’en parle pas à mes parents. »

Il se sent horriblement mal de dire ça, mais… Mais il se souvient de son oncle et de cet enfant hors mariage avec une prostituée, du regard gorgé de dégoût de son père et de la colère lorsqu’il l’évoque, du dédain des Bishop à son égard et il ne peut pas. Il ne peut pas perdre sa famille. Il en mourrait. Heureusement, seul un rire incrédule lui répond :

« Quoi, t’as sérieusement l’impression que je suis en position de faire ça ? On pourra se faire un concours du premier à mourir si nos parents s’en rendent compte, si tu veux. »

Une hilarité imprévue lui échappe et il hoche la tête, conscient que son interlocutrice ne le verra pas. Une part de lui regrette soudain de ne pas avoir discuté avec elle, avant, avant que le cauchemar ne commence, lorsqu’ils étaient tous deux plus insouciants, moins angoissés. Il sait qu’elle risque plus gros que lui et s’en veut doublement.

« Je suis vraiment désolé. », glisse-t-il.

Un soupir.

« Aux dernières nouvelles, j’étais aussi nue que toi dans ce lit et il me semble bien avoir pris mon pied autant que toi cette nuit-là. Juste dommage de devoir le payer si cher, hein ? »

Les rougeurs qui se dessinent sur les joues de Wyatt demeurent, fort heureusement, invisibles à son interlocutrice tandis qu’il murmure un acquiescement. Ils discutent encore quelques minutes, échangeant des platitudes, perdus dans un monde parallèle où rien ne va mal, puis ils raccrochent, leurs numéros échangés.

Les genoux du jeune homme lâchent. Il se laisse lentement glisser au sol, combiné dans la main, visage blême et regard fiévreux. Réalité et gravité s’entremêlent pour mieux l’écraser. Au fond de sa poitrine, le gouffre s’installe de nouveau. Et ce doit être Dieu, quelque part, qui cherche à le punir de ses péchés. Il l’accepte. Il le comprend.

Il a peur.


Dieu,
J-je… Je suis désolé, je suis désolé pour tout. Je sais combien j’ai… Combien je t’ai sans doute déçu et… Et je suis désolé. Je suis tellement, tellement désolé et je n’ai pas d’excuse mais je regrette, je me repends, tu… Je n’arrive pas à en parler au confessionnal, mais tu le sais, non ? Je suis vraiment désolé. Je prendrai mes responsabilités, je le jure devant toi. Je serai fort. Je le promets.
… Aide-moi. Je t’en supplie.
Amen.


AINSI VA LA VIE
 
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PSEUDO : Evie, Kenny… Certains m’ont surnommée adminamour récemment ~  ÂGE : 19 ans. PAYS : La baguette et le bon camembert. #TeamPainAuChocolat BLABLA : J’ai pas pu résister à force, je vous aime trop :huhu : AVATAR : dominic sherwood
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Jessica Banner
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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyMer 5 Déc - 23:20

Bienvenue toi ♥️
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Roxanne Bishop
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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyMer 5 Déc - 23:45

Adminamour ça te définit bien doooonc ;)))))) coucou
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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyJeu 6 Déc - 1:05

Bienvenue à toi ! J'ai hâte que tu finisses ta fiche donc ! mort heart
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Jaewoon Bong
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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyJeu 6 Déc - 7:14

Encore un Bishop :0
Rebienvenuuue

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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyJeu 6 Déc - 9:29

Aaah génial ! kokoro kokoro Toi, un TC, un Bishop, un perso super qui s'annonce encore : j'ai hâte de lire la suite ! duo (et de venir te chercher un lien ensuite huhu)

Rerebienvenue à la maison, bon courage pour le reste ! duo
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Wyatt Jr Bishop
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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyVen 7 Déc - 1:57

Merci mes amours heart
Pas mal de choses de prévues mais ça arrivera vite, promis ;)

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Invité
MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyMer 12 Déc - 17:12

C'est tellement un plaisir de te redécouvrir sous de nouveaux traits! Bon retour à la maison, j'ai hâte de découvrir tout ça! heart
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Kenny Holland
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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyMer 12 Déc - 18:42

Merci Josh heart

J'en profite pour demander un petit délai, le temps de pouvoir me pencher sur tout ça o/

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Béatrice Kane
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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyVen 14 Déc - 19:08

Un nouveau bb dans la famille Bishop :perv:
(Ré)installes-toi cutie huhu
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Jessica Banner
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Emploi : Aucun.
MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyDim 23 Déc - 18:41



       


Je pense que tu sais, à force, à quel point j'aime ta plume. Cette fiche ne fait pas exception et je suis heureuse et fière de te compter parmi les Bishop. J'aime ce personnage qui vient s'insérer dans la Golden family. Bienvenue à lui, re-bienvenue à toi, je te laisse gérer le reste, je sais que tu connais. ♥️



Félicitations, tu peux désormais poser tes bagages à Aster Cove et partir sur les traces du demogorgon ! Mais avant de chausser tes rangers, nous t'invitons à recenser l'avatar et le métier/niveau d'études de ton personnage.
En plus de ta fiche de lien, nous te conseillons de jeter un oeil à la section des demandes diverses où tu trouvera les sujets en rapport avec tes rp.




Bienvenue sur Aster Cove ta fiche est validée !
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Wyatt Jr Bishop
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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. EmptyDim 23 Déc - 19:48

Merciiiii, je t'aime heart

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MessageSujet: Re: Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business.   Wyatt Jr Bishop | Perfection is God's business. Empty

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