Dans la petite ville d'Aster Cove, des choses étranges se passent...

 
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 I'm slipping into the deep end | ft. James Romero

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Georges E. McGalaan
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MessageSujet: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyLun 12 Nov - 9:05



I'm slipping into the deep end
James Romero

Les dents serrées, Georgie retient un petit râle de douleur lorsque son dos est plaqué contre les casiers métallique des vestiaires de la piscine. Son regard ne se baisse pas un seul instant, reste ancré dans les yeux moqueurs des petits malins qui ont réussi à le coincer. Ça fait longtemps qu'il n'a plus peur, pas d'eux en tout cas, sûrement parce qu'il a d'autres raisons d'avoir peur, le genre de raison qui le fait trembler dès que la nuit tombe, qui le force à toujours reste attentif, à frémir au moindre coup de vent qui agite les feuilles d'automne. Ses mains s'accrochent aux avant-bras bras de celui qui le maintient immobile, il serre aussi fort qu'il peut, aboie des insultes, tente de le repousser et essaie de donner quelques coups de pieds qui ne font que les faire rire un peu plus fort. C'est de sa faute, c'est parce qu'il fait le malin lorsqu'il est entouré, parce qu'il sait pas tenir sa foutu langue, parce qu'il a disparu pendant 2 ans, parce que c'est qu'un p'tit redneck à peine éduqué, pas foutu de se fringuer correctement ou au moins avec des vêtements qui semblent neufs.

Le premier coup touche enfin, il sent la pointe de son pied s'enfoncer dans le tibia de l'adolescent face à lui et ne peut s'empêcher d'étirer un petit sourire moqueur lorsque celui-ci gémit de douleur et se met à jurer. Il ne faut pas longtemps pour qu'on lui fasse regretter ce geste, un poing s'abat sur sa mâchoire, lui fait tourner la tête avant qu'une pression sur ses cheveux ne le force à relever le visage. Une fois encore il a presque envie de rire, parce que leur poings ne lui feront jamais aussi mal que ceux de son père et leur mots ne l'atteindra jamais plus que ceux qui résonnent chez lui.

" Tu fais moins le fier quand t'as pas tes p'tits chiens de garde hein Georgie. "

Le ton dans la voix du plus grand lui fait serrer les dents un peu plus et réveille la douleur qui court sur sa mâchoire. Ouais parce que c'est tellement plus facile de s'en prendre à moi quand y a plus mes frères pour veiller sur moi, quand Jim et Roy sont pas là, c'est tellement plus simple de m'attendre et de me chopper dans les vestiaires à cinq contre un. Il aurait aimer leur répondre ça, trouver quelque chose à dire, mais la colère se répand rapidement, inonde son esprit, cette colère qu'il garde au fond de lui, qui ne fait que grandir à chaque nouvelle marques que son père laisse sur son corps.

" J'vais vous crever ... Tous.  "

Même lui a du mal à reconnaître sa voix, il a presque soufflé ces mots avec un sourire, la voix tremblante mais pas de peur, de quelque chose semblable à de l'impatience, mêlée à une joie presque enfantine. Ces mots il les entend bien trop souvent, c'est facile pour lui de les répéter mais pour une fois il ressent l'envie de suivre l'exemple de son vieux, de laisser parler ses poings et de laisser exploser cette colère.

Il sent la poigne qui le retenait perdre un peu de sa force et c'est assez pour qu'il parvienne à s'extirper, à jouer des coudes et des épaules pour briser le cercle qui s'était formé autour de lui. Tant pis pour son sac, c'est pas comme si il contenait des trucs importants de toute façon. Courir, il avait toujours été bon à ça, courir pour s'amuser, courir pour fuir ses problèmes, courir pour sauver sa vie. Ses pas résonnent dans le bâtiment et déjà il entend ceux des autres adolescent, leur insultes aussi et des cris qui ressemblent à des " chopper le "

Y a pas natation aujourd'hui, personne viendra t'aider alors cours. C'est la seule pensée qui lui traverse l'esprit, qui lui donne l'énergie dont il a besoin. L'eau s'infiltre dans ses baskets lorsqu'il traverse le pédiluve mais il n'a pas le temps d'y prêter attention. Ses pieds claquent plus vite, plus fort jusqu'à ce qu'il sente la semelle lisse de ses chaussures glisser sur les carreaux froids autour du grand bassin.

Sa chute est violente, bien plus qu'il ne l'aurait cru, son menton frappe le sol, s'ouvre légèrement et son épaules lui fait si mal qu'il est presque certain qu'elle s'est brisée mais il n'a entendu aucun craquement inquiétant. Ses pensées sont confuses pendant quelques instants et même si il essaie de se relever il ne fait en réalité que s'agiter pathétiquement en gémissant de douleur.

Un coup de pied entre les côtes lui fait ouvrir les yeux et il crache pratiquement avant de tousser, essayant de retrouver sa respiration. Finalement son corps est soulevé du sol, la pointe de ses pieds frôle à peine le carrelage sous lui.

" Fout le à l'eau. C'est l'heure du bain pour les chiens."

Son cœur manque un battement et son souffle se perds dans sa gorge, instinctivement il secoue la tête, agrippe si fort le bras de celui qui le porte qu'il est certain qu'il en gardera des marques pendant quelques jours, ses ongles griffent la peau à travers le pull du plus grand et lorsque celui-ci s'avance vers le bassin, il se met à crier.

Une phobie ça se contrôle pas, c'est ce qu'avait essayé de lui expliquer son aîné lorsqu'il était plus jeune et depuis il n'a pu que le constater. Ses cris semblent les amuser, ils se réjouissent parce que ça y est, ils ont trouvé quelque chose qui l'effraie réellement, bien plus que leurs coups.

Il s'était accroché si fort qu'il avait presque emporté l'un des gars avec lui mais lorsque son corps tombe dans l'eau, il est seul et il va crever seul. La panique le gagne, l'empêche d'essayer de se concentrer sur ses gestes, sur ce que son frère avait essayé de lui apprendre sans qu'il puisse le mettre en pratique et tout ce sur quoi il parvient à se concentrer c'est l'eau chlorée qui brûle sa gorge à chaque inspiration qu'il tente de prendre.
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyMar 13 Nov - 0:31

Mon cœur cogne fort dans ma poitrine, je me retourne pour regarder l’autre garçon qui m’appelle, que dis-je ? Il hurle mon prénom, je jette mes yeux sur lui et je lève les bras en l’air, j’ouvre les mains, il me lance le ballon de basket. Je me retourne une deuxième fois et mon épaule heurte celle d’un autre élève qui est dans l’équipe adverse, nous nous bousculons un peu sous l’œil de notre professeur de sport, il garde son sifflet entre ses lèvres mais il ne souffle pas dedans puisqu’il n’y a pas de faute.
Je suis suffisamment près, j’arrête de dribbler et je rattrape le ballon, je le serre entre mes deux paumes et je saute pour prendre plus de hauteur quand je lance le ballon au-dessus de ma tête, il rentre dans le panier quand je retombe sur mes pieds, je garde le nez en l’air pour le regarder retomber et mes camarades (ceux qui sont dans mon équipe en tout cas) sautillent à côté de moi en s’exclamant exagérément de joie. Je tourne la tête et je regarde par-dessus mon épaule.

Mon cœur cogne encore, ma bouche est entrouverte et je respire bruyamment mais personne ne l’entend puisque tout le monde hurle et le professeur tape dans ses mains pour attirer notre attention, « allez aux vestiaires, vous avez très bien jouer » dit-il en soufflant dans son sifflet pour signaler la fin du match et du cours. Deux heures viennent-elles vraiment de filer ?
J’adore le sport, je ne le savais pas avant de mettre les pieds au lycée.

L’odeur de mon gel douche grimpe jusqu’à mon nez quand je bouge, à chaque fois que je sors des douches il n’y a plus beaucoup de garçons dans le vestiaire mais quelques-uns sont encore là et discutent.
Je m’assois à côté d’eux et j’enfile les vêtements de rechange que j’emmène toujours pour pouvoir me changer, j’enfourne les autres dans le fond de mon sac, ils sont écrabouillés sous mes bouquins et ma trousse. Je relève la tête pendant que je continue de faire mes lacets et j’écoute la conversation des gars à côté de moi, j’aime bien ces mecs mais c’est pas encore des potes, j’ai rencontré chacun d’eux cette année seulement. Nous mangeons ensemble parfois, quand je ne vais pas m’asseoir à la table de Royce par exemple, mais il est bizarre ce nouveau vide à l’intérieur de mon bide, il se creuse parce que c’est plus comme avant, seulement mes deux meilleurs copains et moi au collège, sur les bancs et dans les couloirs. Maintenant j’ai un nouvel établissement, des nouveaux enseignants, beaucoup plus de cours et des nouveaux « copains » dans ma classe. Je ne déteste pas le lycée mais je ne m’y habitue pas encore, c’est tout.

Nous sortons tous les cinq ensemble, je réajuste encore mon sac sur mes épaules et je passe mes doigts dans mes boucles humides (car j’ai lavé mes cheveux), je n’aime pas sentir les mèches mouillées s’emmêler autour de mes doigts, ça sèche trop lentement dis-je toujours.

Des gens sont en train de courir, le bruit des pas tombent par terre et lézardent les murs bruyamment, c’est tellement assourdissant que nous nous retournons tous pour regarder d’où ça vient, « on va voir ? » dit le garçon à côté de nous en tapant dans mon épaule parce que je suis juste à côté de lui, je tourne la tête dans l’autre sens et je le regarde et deux s’en vont déjà pour suivre le troupeau qui est passé au bout du couloir en ricanant bêtement, pourquoi pas ? J’y vais aussi. C’est facile de les suivre même si nous ne les voyons plus parce qu’ils vont trop vite et je n’ai pas vraiment envie de courir alors quand j’arrive, mes deux autres camarades sont déjà là, ils restent à l’écart mais ils regardent les collégiens bizuter quelqu’un, mon cœur recommence à cogner quand je reconnais le visage du môme qu’ils emmerdent. Je pousse mes deux « potes » (entre très gros guillemets) pour passer et je laisse tomber mon sac par terre, je voudrais tabasser chacun de ces gars qui viennent de s’en prendre à Georgie mais je n’ai pas le temps, je me jette dans l’eau de la piscine, je suis habillé.
Je m’enfonce au fond de l’eau et j’agrippe Georgie pour lui hisser la tête hors de l’eau quand je remonte aussi à la surface, je continue de le tenir en battant des jambes pour nous ramener près du bord, je lève une main et je l’attrape quand nous y sommes, je me tiens là, mon deuxième bras continue de serrer mon meilleur ami. J’ai secoué rapidement la tête pour jeter mes boucles trempées en arrière, quelques-unes collent à mes tempes, les gouttes roulent sur mon visage, je regarde en l’air pour dévisager les petits cons au bord de la piscine.

Mes « potes » s’approchent et font peur aux gamins pour qu’ils dégagent.
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Georges E. McGalaan
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyMar 13 Nov - 7:49



I'm slipping into the deep end
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C'est simplement par réflexe que le petit brun parvient à agripper le corps qui le soulève et dans la panique il se débat, cherche à retrouver l'air dont il a été privé quitte à noyer Jimmy aussi pour ça. Ses gestes sont désordonnés, presque désarticuler et son meilleur ami aura probablement quelques bleus pour l'avoir aidé mais même si il respire enfin, si il n'est plus englouti par cette profondeur qui le terrifie, il ne parvient pas à se calmer.

Lorsqu'il regagne le bord ses mains sont serrées si fort sur les vêtements de son meilleur ami que ça lui fait presque mal. Presque immédiatement un haut le cœur le force à tourner la tête et il se met à tousser, expulse de ses poumons l'eau qu'il a avalé, c'est douloureux, presque autant que lorsqu'elle s'est infiltrée dans sa trachée mais il se sent déjà un peu mieux.

Sa quinte de toux semble s'éterniser et si quelqu'un fait une remarque ou l'interpelle, il n'y prête pas vraiment attention. Tout ce qui compte en cet instant c'est sa respiration, se concentrer, inspirer et expirer calmement comme lui a appris ses frères lorsqu'il entrait en crise de panique. Sa prise sur Jimmy est toujours aussi forte, ça l'aide, il ne l'a pas vraiment regardé, il ne peut même pas être certain qu'il s'agit bien de son meilleur ami, pourtant il sait ou en tout cas il souhaite que ce soit le cas.

Sa dernière toux se change en sanglot, son corps entier tremble et les larmes qui s'étaient accumulées aux coins de ses yeux roulent sur ses joues, se mêlent aux perles chlorée qui parsemé toujours son visage et dégoulinent de ses mèches brunes. Cette fois il veut simplement disparaître, parce qu'il ne peut pas se permettre d'être faible face aux autres, il sait comment on traite les faibles, il le voit bien trop souvent chez lui. Un petit regard à sa gauche lui fait remarquer qu'ils ne sont pas seuls Jimmy  ? et lui et presque immédiatement il détourne la tête, enfoui son visage contre torse de son sauveur dans l'espoir de se cacher. Il a juste envie de leur gueuler d'aller se faire foutre, de dégager de là mais sa gorge est toujours serrée, brûle toujours douloureusement et tout ce qui parvient à en sortir sont de petits sanglots pathétiques qu'il étouffe du mieux qu'il peut contre les vêtements trempés de l'autre adolescent.

" Jim..."

C'est presque aussi douloureux que la toux précédente mais il a besoin de savoir qu'il est là, qu'il ne va pas le lâcher. Ses yeux se ferment tandis qu'il tente de calquer sa respiration sur celle de son meilleur ami et les battements affolés de son cœur résonnent si fort dans sa poitrine qu'il peine à entendre celui de Jimmy à moins que ce soit le sien qui bat aussi fort.
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyMar 13 Nov - 11:38

Une vive douleur m’attrape la nuque, une autre me saisit les épaules, j’ai mal à chaque fois qu’il me touche parce qu’il se hisse trop fort sur le reste de mon corps mais ce n’est pas grave, je sais qu’il a peur.

De ce côté de la piscine, je n’ai pas pied non plus, pourtant je suis grand pour mon âge mais je sais nager contrairement à mon meilleur ami, alors barboter dans l’eau ne me gêne pas, même si je traîne avec moi le frêle petit brun, tétanisé, qui voudrait sûrement pouvoir s’asseoir sur mes épaules pour être sûr de ne plus jamais avoir la tête sous l’eau.

- Coince les dehors !

Était en train de dire l’un des garçons avec qui je suis arrivé jusqu’ici et ils suivent les collégiens qui s’échappent en courant du gymnase. Mes « potes » ne connaissent pas Georgie mais mes « potes » aiment se mettre dans des histoires alors je les traînent parfois dans mes mauvaises idées, ça m’évite d’infliger ça à Royce même si je sais que le meilleur de nous trois me surveille quand même tous les jours du coin de l’œil, au lycée.

Je détourne le regard quand j’ai le visage de Georgie à côté de mon cou, il est en train de se recroqueviller près de mon torse et est-ce l’eau froide qui le fait frémir ou cette angoisse de tremper dans l’eau, avec moi ?
Sa voix se casse même quand il murmure, il m’appelle, je voudrais tourner la tête mais je ne peux pas le regarder car il est caché près du col de mon gros pull en laine, alors je garde la tête haute et je relève les yeux en l’air, je cherche l’échelle pour qu’on sortent de là.

Ma main s’ouvre et je lâche doucement le bord de la piscine mais mes doigts ne s’en écartent pas trop, je m’aide du rebord pour avancer puisque dans cette position et avec quelqu’un dans mes bras, je n’arrive plus à nager. Georgie se rend certainement compte que nous bougeons mais il ne me lâche plus, ce n’est pas si étonnant pensais-je mais je me fais aussi la remarque qu’il faudrait que je dise quelque chose, n’importe quoi, « tout va bien » peut-être ? Ou juste « je suis là maintenant » mais je continue de me taire et je l’écoute pleurer, c’est facile à deviner parce que son corps maigrelet tressaute contre le mien et sa respiration se coupe de manière irrégulière. À chaque fois que son souffle chaud bute contre mon cou, j’ai un frisson, ça me rappelle son souffle saccadé près de ma bouche le soir où j’ai baisé ses lèvres.
Je fronce les sourcils en repensant à nous cette nuit-là, c’est un souvenir que je voudrais ne plus être capable de me rappeler parce que chaque détail de celui-ci continuent de me retourner le ventre et ça fait des noeuds avec mes tripes.

Le bout de mes chaussures touchent quelque chose, je tâte plus longuement ce que j’ai sous le pied et je traîne encore nos corps sur quelques mètres, c’est le sol, j’ai enfin pied ici.
Alors quand je lâche le rebord du grand bain, ma main vient avec l’autre sous l’eau et je presse ma paume contre le dos de mon meilleur ami pour le tenir un peu mieux.

- Tu peux sortir maintenant.

Dis-je quand on est à côté de l’échelle. C’est tout ? C’est tout. Mes doigts laissent le dos de Georgie pour empoigner plutôt l’échelle mais je ne monte pas à celle-ci, lui d’abord, je veux bien attendre encore un peu dans la flotte même si ma mâchoire du bas tremble un peu parce que je commence à avoir froid.
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Georges E. McGalaan
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyMer 14 Nov - 8:44



I'm slipping into the deep end
James Romero

Il lui faut un petit moment avant de relâcher la prise qu'il gardait sur son meilleur ami, il se sentait au moins un peu rassuré lorsqu'il était dans les bras du plus grand, aussi inconfortable et gênante qu'était leurs positions. Jimmy ne s'en était pas plaint, avait avancé du mieux qu'il pouvait s'en broncher une seule fois, probablement conscient du fait que ça ne changerait absolument rien, que le plus petit n'était pas en état de faire quoi que ce soit ni même d'avoir des réactions rationnelles.

La voix du garçon aux cheveux bouclés résonne finalement, fait vibrer sa gorge et ça force le plus jeune à décoller légèrement son visage pour le regarder. Un bref regard derrière lui suffit à confirmer ce que son meilleur ami lui annonce et il hoche plusieurs fois la tête avant de tendre la main pour saisir la barre métallique de l'échelle.

Son corps tremble toujours autant, chaque pas lui semble difficile, presque insurmontable et cette sensation est bien trop familière, le froid, la peur, tout ce qui empêche son corps de bouger correctement, tout ce qui l'empêche lui de se calmer, de réfléchir correctement, c'est le genre de choses dont commence à se souvenir, les choses qui viennent le hanter la nuit, les cauchemars qui commencent à devenir bien trop réels depuis la nuit à Lost Pine.

Inconsciemment il sait ce qui l'a fait tenir tout ce temps, plus que l'instinct se survie, plus que cette peur de mourir, ce sont ses souvenirs heureux, les moments partagés avec les mousquetaires, eux qui l'ont toujours fait se sentir exceptionnel, eux qui lui ont toujours rappelé qu'il était important et qu'il était aimé, qu'il devait se battre et garder la tête haute. Quelque part c'est grâce à Jim et Roy qu'il est revenu de cet enfer, grâce à eux qu'il parvient encore à avancer et cette fois encore c'est la présence de James, le regard qu'il garde toujours sur son dos, les mots silencieux qui pourraient lui dire " t'inquiète pas j'suis là, j'serais toujours là et il t'arrivera rien " qui l'oblige à se traîner jusqu'aux gradins plutôt que de s'effondrer.

Quelques hoquets lui échappe, les derniers sanglots qu'il s'autorise à avoir avant de balayé rageusement ses yeux avec sa manche mouillée. Il aimerait ne plus trembler, pourvoir dire quelque chose, s'énerver si Il faut, comme à chaque fois que quelque chose l'atteint vraiment, mais cette fois rien ne vient, cette fois il reste silencieux, il souhaite simplement partir d'ici, avoir des vêtements secs, se blottir sous une couverture et attendre que cette journée de merde se termine.

Son regard se pose finalement sur Jimmy et il entrouvre les lèvres, il aimerait lui dire merci ou quelque chose du genre mais il a jamais été doué pour ça, il sait que Roy et Jim n'ont pas besoin d'entendre ces mots, pas de lui, mais parfois il aimerait simplement leur dire combien il est reconnaissant de les avoir, comment il lui sauve la vie chaque jour sans même s'en rendre compte.

Une pointe de culpabilité lui serre la gorge quand il regarde le plus grand ramener ses cheveux sombres en arrière. Ses vêtements sont trempés et il doit être aussi gelé que lui. Son regard croise les prunelles foncée de son meilleur ami, il est peut être toujours en proie à sa panique après cette "baignade" mais quelque chose d'autre vient s'ajouter, les souvenirs d'une nuit pas si lointaine. Merde. Est-ce qu'il devrait partir  ?  Ou est-ce Jim qui va s'enfuir une fois encore.

Ils n'ont pas parlé depuis cette nuit, ne se sont pas réellement revu non plus, peut être que si il avait été un peu plus vieux ils auraient réagit différemment, auraient abordé le sujet de façon plus mature mais ils ont préféré s'ignorer, faire comme ci il ne s'était rien passé et ça le bouffe.

Quelque chose à changé, il le sait, il le sent à chaque fois qu'il pose les yeux sur son meilleur ami, à chaque fois qu'il croise son regard ou même quand il pense à lui. C'est plus pareil, c'est plus comme lorsqu'il pense à Roy ou quand il rit avec lui et ça l'effraie.

Finalement le plus petit baisse les yeux, ramène ses bras autour de son corps comme pour retrouver un peu de chaleur, il tremble encore, ses dents claquent entre elles et quand Jimmy arrive à sa hauteur il lui lance un regard, s'attendant presque à ce qu'il disparaisse.

" ... T'as des fringues de rechange  ?  ... J'ai rien à par mon short pour le sport et un t-shirt "

Peur être qu'il avait un pull du lycée, n'importe quoi qui pourrait tenir chaud mais lui aussi en avait besoin.

" fait chier. "

C'était plus destiné à lui même qu'autre chose et il avait poussé un profond soupir en crachant ses mots tout en plaquant une main contre des lèvres pour retenir un énième sanglot. Non, apparemment c'était pas passé, apparemment il ne pourrait pas jouer aux forts pour l'instant.
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyMer 14 Nov - 17:59

Je me pousse quand il passe à côté de moi et je tourne la tête pour regarder ailleurs quand il grimpe à l’échelle mais je relève le menton dès qu’il s’éloigne, mes deux mains agrippent à nouveau l’échelle et je me hisse sur la première marche pour sortir de l’eau, mes fringues collent à ma peau, j’avais cours, je ne vais pas pouvoir y aller dans cet état ai-je pensé en baissant les yeux pour me regarder pendant que je monte sur la deuxième marche de l’échelle.

Je reste à côté du bord, je penche un peu la tête et je jette mes doigts dans mes cheveux, j’ébouriffe encore mes boucles pour précipiter la chute des gouttes qu’il y a dedans puis mes deux bras retombent mollement le long de mon corps. Je me retourne parce que le banc derrière grince un peu, c’est Georgie qui se vautre dessus et se recroqueville. Je détourne encore le regard parce que je cherche mon sac à dos, il est encore là-bas alors j’y vais, je le ramasse et je l’emmène avec moi jusqu’au banc où il y a déjà mon meilleur ami. Mon sac glisse gentiment de mes mains et tombe à côté du collégien, je tire sur la fermeture éclair pour l’ouvrir et je plonge ma main dans mon sac.

Je remarque du coin de l’œil qu’il lève la tête, il me regarde sûrement.

- Tiens.

Dis-je en sortant de mon sac un blouson aux couleurs de mon lycée, je l’ai acheté il y a quelques jours. C’est un gros bombers que j’adore mettre, j’ai chaud dedans. Je le laisse tomber (lui aussi) près de mon meilleur ami et ma main retourne dans mon sac, je sens mon pantalon de sport que j’avais tout à l’heure, je peux peut-être au moins porter ça ? Tant pis pour le pull trempé que j’ai sur le dos, je vais sécher les cours et rentrer à la maison.

Je sors mon pantalon, un jogging quelconque, même un peu moche. Je pousse mon sac pour qu’il tombe par terre et je m’assois sur le banc en poussant le bombers pour pas mettre mes fesses dessus pendant que je déplie mon jogging.
C’est un peu gênant, non ? Pensais-je en me redressant encore une fois mais, rapidement, juste le temps d’ouvrir la braguette de mon pantalon et je le glisser le long de mes cuisses. Mon caleçon me colle moins à la peau mais il est mouillé aussi, je déteste cette sensation. Je repose mes fesses sur le banc et j’enfile mon jogging à la place de mon jeans. Je remet mes chaussures sans mes chaussettes puisqu’elles sont pleines de flotte elles aussi, j’enfonce tout dans mon sac et je le referme.

Je me lève une deuxième fois pendant que Georgie gémit une grossièreté. Je m’écarte un peu pour pas mettre de l’eau partout et je relève un peu mon t-shirt pour presser un bout entre mes paumes et faire couler l’eau qu’il a absorbé, j’ai le ventre à l’air, ma peau est terriblement pâle.
Quand je relâche mon t-shirt, il est un peu « froissé » mais peu importe. Mes doigts retournent dans mes cheveux une dernière fois pendant que je fais demi tour et je me baisse pour ramasser mon sac. C’est à ce moment-là que je remarque qu’il pleure à nouveau. Mes sourcils se froncent un peu.

- Ça va aller ?

Je ne suis pas vraiment à l’aise depuis cette histoire de bisou alors je ne sais pas de quelle manière je suis supposé m’adresser à lui.
Pour être complètement franc, j’ai pas imaginé le revoir déjà, je voulais qu’on aient le temps d’oublier ce qui était arrivé, mais nous n’oublierons pas et sûrement jamais.

- Tu devrais demander à Roy de t’apprendre à nager.

Dis-je en remettant mon sac sur mes épaules et je tire encore un peu sur mon t-shirt pour le décoller de mon ventre mais, il y retourne presque tout de suite et épouse ma peau.
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyMer 21 Nov - 8:38



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fais le vide dans ta tête, concentre toi sur ta respiration et sur ma voix, tu vois c'est facile, allez, je suis là, inspire, expire, inspire... la voix de son frère elle résonne dans son esprit, elle sera sûrement toujours là peu importe les années, peu importe la distance, il ne peut pas vraiment la faire taire mais elle a quelque chose de familier, d'apaisant. Le petit brun essaie de suivre ces conseils, ferme un instant les yeux pour écouter les battements de son cœur et  contrôler son souffle.

Ils sont partis, ils t'ont abandonné ici, ils t'ont oublié...Jim et Roy aussi finiront par partir l'adolescent fronce les sourcils ça fait un moment qu'il l'entend cette petite voix au fond de lui, ça fait un moment qu'il ne parvient plus à l'ignorer et à la laisser de côté. Non, Jim sait ce que ça fait d'être abandonné, Roy tient à nous, ils feront pas ça,  jamais. Se rassurer ne fonctionne pas vraiment, ça n'a jamais fonctionné mais peut être que si il continue, si il insiste, il finira par croire à ses propres mensonges.

Son esprit est encore confus, fatigué et ses yeux balayent l'espace sans vraiment prêter attention à ce qui s'y passe. Son meilleur ami a poussé quelque chose près de lui il le sait parce qu'inconsciemment ses mains se sont agrippées au blouson mais il n'a toujours pas bougé pour l'enfiler. Le regard brun du plus jeune se concentre finalement sur l'adolescent a ses côtés, il suit ses mouvements presque avec attention et ce n'est que lorsque ses yeux glissent sur les cuisses nues de son meilleur ami qu'il fronce les sourcils en détournant le regard.

C'est une sensation étrange, gênante, quelque chose qui fait battre son coeur bien trop fort pourtant son esprit essaie de remettre les choses à leur place, comme elles sont censés être. C'est Jim, c'est ton meilleur ami, tu le connais, c'est pas la première fois que vous vous déshabillez l'un devant l'autre, c'est un mec, vous avez le même corps. pourtant ces pensées ne suffisent pas, il se sent mal à l'aise, coupable également, parce qu'il vient de regarder James comme quand les autres garçons épient les filles, il a ressenti le même frisson d'excitation, la peur de se faire surprendre et pourtant il recommence malgré lui, dévoré par cette curiosité que tout le monde pourrait qualifier de perverse et interdite.

Quand le grand brun s'adresse de nouveau à lui, Georgie sursaute presque et détourne immédiatement les yeux. Ses joues sont rouge de honte et de gène et pendant un moment il craint que Jimmy ai remarqué que son regard s'était un peu trop attardé sur lui, qu'il avait suivi son t-shirt lorsque le tissus humide était remonté pour dévoiler sa peau claire et que l'envie de sentir ses lèvres sur les siennes, de retrouver cette sensation qui avait tout chamboulé l'autre nuit, était de nouveau ancrée en lui.

 - ça va ...

Sa voix est toujours douloureuse, un peu plus rauque qu'à l'ordinaire et pendant que son meilleur ami range ses affaires il se lève enfin pour attraper son pull sans grande délicatesse et le faire passer par dessus sa tête. Si il était avec quelqu'un d'autre il aurait probablement honte des marques sur son corps, des bleus récents, d'autres qui peinent à guérir et disparaître, il a quelques cicatrice discrète dans le dos, le genre qu'on remarquerait à peine, mais lui il sait qu'elles sont là mais c'est James, c'est son Jimmy alors c'est pas grave, il lui dira rien, il ne lui posera pas de question.

Son corps tremble encore un peu lorsqu'il enfile le blouson mais même si il ne porte rien en dessous, c'est déjà beaucoup mieux. James est loin d'être gros mais pour un garçon de son âge il est plutôt grand, contrairement à lui, alors il sait qu'il doit avoir l'air ridicule dans ce bomber qui tombe presque sur le haut de ses cuisses et dont les manches couvrent ses mains.

La remarque de Jimmy lui fait tourner la tête.

- j'ai pas vraiment envie.

j'ai peur. Ses frères avaient essayés et contrairement à eux, Roy aurait certainement du mal à le contrôler si il venait à faire une crise de panique et il les noieraient tous les deux.

La phrase tourne dans son esprit malgré lui " tu devrais demander à Roy " comme ci lui n'en avait pas envie, comme ci il ne serait pas présent et cette pensée lui fait froncer les sourcils.

 - Attends  !  

Il s'est presque surpris lui même en élevant la voix mais l'idée que James lui file encore une fois entre les doigts, qu'il le laisse seul ici est assez insupportable pour qu'il se fiche d'avoir l'air paniqué ou désespéré. Il le sait, pour le moment il est faible, il est vulnérable alors il ne doit pas rester là, il ne peut pas se permettre de montrer cette faiblesse aux autres.

 - j'viens avec toi

Il n'est pas dupe, il connaît son meilleur ami et sait très bien qu'il n'ira pas en cours, il va probablement rentrer chez lui et c'est dont lui aussi aurait besoin la tout de suite, un chocolat chaud, des vêtements secs, un endroit chaleureux et rassurant.

Son regard cherche enfin celui de son meilleur ami, il cherche à savoir si James va refuser, ça n'est jamais arrivé, mais après ce qui s'est passé au D'Artagnan il ignore comment il réagira. Lui a prévu de faire comme ci rien n'était arrivé, de garder ce moment enfoui dans son coeur et son esprit, c'est plus simple comme ça il s'est dit.

Ses yeux croisent finalement ceux du plus grand et il se rapproche d'un pas, attendant toujours la confirmation de l'adolescent bien que son regard exprime certainement les mots qui ne franchissent pas ses lèvres " s'il te plait " " ne me laisse pas seul ici " " ne m'abandonne pas "
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyMer 28 Nov - 20:30

Je hoche lentement la tête de haut en bas quand mon meilleur ami crache qu’il n’a pas envie d’apprendre à nager, je dois insister ? Pensais-je en regardant les manches de mon blouson qu’il porte, les mains de Georgie ne sortent même pas des manches.
Je me retourne et je lui tourne le dos, j’allais m’en aller, je voulais le faire, mais il m’appelle et il hausse le ton alors j’arrête de marcher et je regarde par-dessus mon épaule en pivotant la tête pour lui jeter un coup d’œil, il vient dans ma direction en s’excusant d’un « je viens avec toi » et j’accepte en souriant discrètement. Je me retourne à nouveau et je marche à côté de lui cette fois mais nous ne parleront plus, ni l’un ni l’autre, jusqu’à mettre les pieds dehors.

Je fronce les sourcils dès que je pousse la porte du gymnase parce que l’air frais de septembre me bouscule pratiquement, mon corps entier frissonne, j’ai la chair de poule sur les bras et mon t-shirt mouillé me semble soudainement terriblement froid.
Par habitude je tourne la tête et je jette un coup d’œil à mon meilleur ami pour voir dans quel état il est maintenant mais des mecs ricanent. Je lève les yeux pour regarder par-dessus Georgie et je lui passe devant en lui coupant soudainement la route parce que j’ai reconnu le cartable du garçon qui nous tourne le dos, c’est l’un des deux garçons avec qui j’étais tout à l’heure. Je rejoins mes camarades et je regarde ce qu’ils regardent, ils n’ont coincé qu’un seul des petits cons qui emmerdaient Georgie tout à l’heure.

- Ils sont où tes potes ?

Ai-je demandé au collégien qui lève les yeux pour regarder dans ma direction, il garde les dents serrées parce qu’il a certainement envie de me tenir tête même s’il n’est pas (en ce moment) en position d’avoir le dessus, alors c’est l’un de mes « ami » qui répond à sa place en m’avouant que les autres se sont tirés en courant.
Je détourne le regard et je jette mes yeux sur mon deuxième « ami », je ne dis rien mais il saisit ce que mes yeux demandent, celui-ci tenait le collégien par le col de son manteau pour qu’il ne puisse pas s’échapper, maintenant il le secoue un peu pour s’amuser avec lui comme si c’était finalement qu’un torchon puis il le bouscule. Le gamin deux ans plus jeune que nous heurte le mur derrière lui et tombe par terre.

Je passe à côté de mes camarades et je m’approche du collégien, il a sa main par terre parce qu’il a voulu se rattraper quand il est tombé, j’en profite et j’écrase son poignet sous ma chaussure, il était mal tombé par terre alors j’ai certainement cassé les os de son poignet qui était déjà dans une mauvaise position. Mon « ami » recule d’un pas en fronçant les sourcils et l’autre ne bouge pas, il ne frémit même pas malgré la violence de mon geste et les plaintes du garçon à nos pieds.
Je laisse ma chaussure sur son poignée désarticulé et je m’accroupis à côté de lui en posant tout mon poids sur son bras, il tire dessus pour essayer de se libérer mais ça ne sert à rien.

- Tu l’aurais noyé si j’avais pas été là, finalement tu t’en sors pas si mal je trouve.

Il continue de geindre en me fusillant du regard, j’ai murmuré pour qu’il soit le seul à entendre ce que je viens de lui dire, il secoue vivement la tête pour que je le laisse tranquille plus rapidement.

Un sourire étire timidement mes lèvres, je lui murmure une dernière menace qui reste aussi entre lui et moi et je me relève enfin. Je m’écarte du garçon qui reste recroquevillé par terre et je me retourne, « on en fait quoi ? » me demande l’un des mecs de ma classe, je hausse les épaules avec indifférence en passant à cause de lui, peu importe ? Qu’il parte quand il osera se relever pensais-je en retournant près de Georgie.

Je retire mon sac à dos de mes épaules et je fouille dedans pendant que je marche, ma mère m’a acheté un paquet de cigarette l’autre jour parce qu’elle est au courant que je fume maintenant, avant c’était une fois de temps en temps pour jouer au mauvais mec, maintenant j’en ai « besoin », je fume un paquet par semaine, parfois un peu plus.
Dès que je l’ai, je referme mon sac et je le jette à nouveau sur mon dos, passant juste une bretelle sur mon épaule droite et j’ouvre mon paquet pour sortir une cigarette, la coincer entre mes lèvres et l’allumer, toujours en marchant. Ma mère n’aime pas que je fume, elle me l’a dit mais elle ne m’en a jamais empêché parce qu’elle a conscience que s’est la suite logique à la situation anxiogène dans laquelle je m’enfonce depuis que mon père n’est plus là.
Je relève la tête, j’enfonce mon briquet (c’est celui de ma mère en réalité) dans ma poche et je mets ma deuxième bretelle sur ma deuxième épaule. Je tourne la tête en récupérant ma clope entre mes deux doigts et je jette un coup d’œil à Georgie en expirant la fumée blanchâtre qui me passe devant les yeux et s’envole au-dessus de moi. Est-ce qu’il me suit toujours ? Je vais m’asseoir sur un banc, là bas, plus loin, puisqu’il veut rester avec moi, je ne vais pas rentrer tout de suite chez moi.

Je garde mon sac sur mon dos même quand je suis assis au bord du banc, je tremble toujours un peu dès que le vent souffle et plaque encore mon t-shirt contre mon torse.
Par contre, le vent sèche plus rapidement mes cheveux, les boucles ondulent à nouveau et s’emmêlent sur ma tête.

Je lève un peu le menton et je regarde mon meilleur ami, j’ai évité (depuis tout à l’heure) de le regarder, parce que ça m’arrange pas, mais maintenant que j’y suis, j’y reste. Alors mes yeux regardent d’abord dans les siens puis je regarde le reste de son visage, les traits dessus changent, sa mâchoire est plus carrée qu’il y a des mois, quand j’ai envie de m’imaginer de quoi il aura l’air quand nous serons adultes, j’arrive pas à le dessiner autrement que comme il est maintenant, mais il continue de changer tous les mois et j’oublie progressivement de quoi il avait l’air le mois d’avant.

Je tends ma main vers lui pour lui tendre ma cigarette, je ne sais pas s’il fume, s’il en a envie, peu importe.
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Georges E. McGalaan
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyJeu 29 Nov - 20:00



I'm slipping into the deep end
James Romero

Le vent d'automne balaye quelques feuilles à l'extérieur du gymnase, c'est une saison que Georgie a toujours apprécié, les couleurs chaudes qui teintent les arbres, les feuilles qui tombent et tapissent les rues, halloween qui approche et avec ça la promesse de passer une soirée en compagnie de ses deux meilleurs amis, une soirée où ils seront encore des gamins. Cette fois en revanche il regrette la douceur d'été parce que le vent balaye leur cheveux humides, s' infiltre dans sous leur vêtements et fait frissonner leur corps.

Finalement il a pas changé de pantalon et regrette cette décision parce qu'il aurait sans doute eu moins froid même en short mais au moins le blouson de son meilleur ami garde un peu la chaleur de son corps même si il ne porte rien en dessous. Ses dents claquent légèrement sans qu'il ne puisse le contrôler mais quand les portes claquent derrière lui il prend une profonde inspiration avant de pousser un long soupir. Être dehors parvient à le calmer, le plus gros de la crise est déjà passé mais le sentiment d'angoisse, la sensation qui lui ronge les tripes et lui retourne l'estomac est toujours là.

Jimmy change soudain de route et manque de lui rentrer dedans ce qui lui fait froncer les sourcils, le petit brun se demande un instant si c'est parce qu'il sait qu'il a laissé son sac dans les vestiaires et à vrai dire il a bien envie de lui dire que c'est pas important parce que y a pas grand chose dedans, c'est juste un vieux truc et c'est pas comme ci il était vraiment attentif au collège mais quand il se retourne lui aussi il fronce une nouvelles fois les sourcils en reconnaissant les potes de Jimmy mais surtout le garçon de sa classe.

Georgie sait très bien ce qui va arriver, il connaît son meilleur ami depuis assez longtemps pour le savoir mais il ne l'en empêchera, pourquoi le ferait-il  ?
Quand ils sont à la hauteur du groupe le regard brun du cadet McGalaan croise celui de  Kyle, le garçon de sa classe, il cherche sûrement un peu d'aide à travers les yeux de Georgie, un regard qui dirait " allez c'était juste une stupide blague, dis leur de me laisser " mais le visage du petit brun reste fermé et son regard, à ce moment, à la même lueur que celui de son père.

" C'est juste une stupide blague " comme à chaque fois, à chaque fois qu'on se moque de lui à l'école parce qu'il a des vieux vêtements, parce que c'est " un péquenaud inculte et illétré" parce que si sa famille chasse et pêche il doit "forcément" sentir le poisson et les abbats. C'est toujours une stupide blague quand on lui crache dessus à la cantine, quand on lui dit qu'il est débile parce qu'il est ici alors qu'il a deux ans de plus que tout le monde, quand on murmure les rumeurs transmises par les plus vieux sur son passage, des rumeurs sur sa "sois disant disparition" et à l'école il peut plus se battre il peut plus se défendre parce que les fois où il a essayé ça a fini avec la convocation des parents et que lorsqu'il rentre chez lui après ça, les conséquences sont bien pire que leur "stupides blagues"

Maintenant il a appris de ses erreurs, maintenant il règle ses comptes dans la rue, loin des adultes comme ça c'est sa parole contre celles des autres gamins si ils venaient à le dénoncer.

Les os craquent et Kyle gémit de douleur tandis que des larmes roulent sur ses joues. Bien fait pour toi c'est la seule pensée qui vient à l'esprit de Georgie quand son regard est toujours fixé sur la chaussure de Jimmy qui compresse douloureusement le poignet de l'autre garçon. Bien fait, parce qu'après tout pourquoi il devrait être le seul à souffrir, ça c'est pas juste, Kyle quand il rentre chez lui il met certainement les pieds sous la table et ensuite il joue et va se coucher après un Bonne nuit de ses parents, Kyle quand il revient à l'école il retrouve ses copains et il recommence une nouvelle journée sans le moindre accroc et Georgie il rentre chez lui avec la boule au ventre, il vole les restes dans le frigo parce que c'est tout ce qu'il peut avoir alors parfois il vole aussi dans les magasins, il se demande chaque seconde si il va faire quelque chose qui va contrarier son père parce qu'avant quand il le mettait en colère il était enfermé dans cette horrible cave, là où il stocke ses carcasses fraîchement chassées mais maintenant ça suffit plus, maintenant son père il a besoin de lui faire comprendre les choses autrement alors il lève les poings et souvent il frappe trop fort, il laisse des marques sur sa peau, serre tellement fort ses membres qu'il a l'impression que ses os pourraient se briser d'un instant à l'autre et ça ne fait qu'alimenter cette haine silencieuse qui s'installe de plus en plus au fond de lui alors c'est bien fait, si lui souffre pourquoi les autres ne souffriraient pas aussi  ?

Finalement Jimmy se redresse et revient vers lui et le petit brun lui adresse un regard avant d'esquisser un sourire en coin en jetant un oeil à Kyle. Ils partent tous les deux, comme ci de rien ne s'était passé, comme ci ce qu'ils venaient de faire n'était pas grave, parce que pour eux ça l'est pas vraiment après tout tu bouffe ou t'es bouffé, non  ?

Pendant qu'ils marchent tous les deux, son regard glisse sur son meilleur ami et un nouveau sourire se dessine sur ses lèvres. C'est dans ce genre de moments qu'il se souvient pourquoi il admire tant James depuis leur enfance, pourquoi il l'a toujours suivit et pourquoi il buvait presque ses paroles. Avec Jimmy il s'est jamais senti comme un moins que rien, il a toujours eu l'impression d'être le roi du monde, d'etre invincible, parce qu'à chaque fois qu'il en avait besoin, Jimmy était là, Jimmy il a toujours laissé la fenêtre de sa chambre ouverte, juste pour lui.

Georgie s'arrête après que son meilleur ami se soit installé sur le banc et son regard descend une  nouvelle fois sur le t-shirt qui lui colle à la peau, il n'a pas vraiment le temps de s'attarder là dessus parce les yeux sombres de Jim croisent les siens et ça lui fait détourner le regard comme si il craignait que son meilleur ami pouvait entendre que son coeur avait battu un peu plus fort.

Le plus petit vient finalement s'affaler sur le banc en poussant un petit soupir, leur épaules se touchent, leur cuisses se frôlent mais ça lui convient, il n'a pas vraiment envie de se décaler. Il a toujours froid mais son meilleur ami est en t-shirt à cause de lui alors il se dit que ça pourrait être pire.

 - J'espère que tu vas pas crever de froid. J'm'en voudrais, surtout si ton fantôme vient me faire chier après

Un sourire amusé étire enfin ses lèvres et Georgie glisse un petit regard à sa droite pour regarder son meilleur ami avant que celui ci ne lui tende sa clope. Le brun attrape la cigarette entre son pouce et son index avant de la porter à ses lèvres pour prendre une première taffe. Il ne fume pas vraiment, à vrai dire les seuls moment où il fume c'est avec Jimmy alors comme à chaque fois, il tousse en expirant. La deuxième bouffée passe mieux et tout en laissant passer la fumée blanchâtre entre ses lèvres il tend la clope vers James.

 - J'les choppe demain après les cours. Les deux autres.

C'est pas vraiment une invitation, Jimmy a déjà assez fait pour lui aujourd'hui et il va certainement avoir des problèmes à cause de Kyle alors il veut simplement lui faire comprendre quelque chose comme " Hey, c'est toujours moi, je peux toujours me défendre, j'me laisserai pas marcher dessus " James le sait, il connaît ses faiblesses et les choses qui l'atteindront vraiment, plus que les coups ou les insultes alors il a pas vraiment honte d'être vulnérable face à lui même si personne n'aime réellement ça.

- Tu crois qu'il va aller nous balancer  ?  

L'idée que son père soit de nouveau appelé pour "discuter du comportement de son fils" lui retourne presque l'estomac et un désagréable frisson court sous sa peau mais si jamais ils doivent répondre de leurs actes il laissera pas Jimmy tout seul.

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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyLun 3 Déc - 18:49

C’est un détail, rectification, ça devrait n’être qu’un détail quand son épaule touche la mienne. Mon bras retombe le long de mon corps et le dos de ma main cogne gentiment sur ma cuisse, je regarde son épaule, ou plutôt, je regarde le petit espace qu’il y a entre son épaule et la mienne. Je veux me souvenir, pensais-je mais, je l’ai pensé si fort que j’ai l’impression de l’avoir dit à voix haute, est-ce le cas ? Je relève un peu la tête pour regarder le visage de mon meilleur ami, il entrouvre les lèvres et il réplique une ânerie qui n’a aucun rapport avec mes pensées, alors je n’ai rien dit ? Un sourire fend la bouche de mon meilleur ami et il tourne aussi la tête pour me regarder, nos yeux se rejoignent et je me perd à nouveau dans les siens, pourtant ils ne sont pas si profond que ça, j’ai l’habitude de m’y jeter. Mais il y a quelque chose de différent dans les yeux de Georgie, depuis quand est-ce là ? Je ne me souviens plus s’il y avait la même lueur dans son regard avant que je l’embrasse, mais elle n’y était sûrement pas quand nous l’avons rejoint à l’hôpital quand il est enfin revenu. Alors quand est-ce apparu ? J’ai oublié de sourire à sa plaisanterie, suis-je en train de me dire alors, j’étire discrètement mes lèvres et le rictus qui s’y dessine est timide.

Je baisse les yeux pour regarder sa bouche dès qu’il tourne à nouveau la tête, il coince entre ses lèvres le bout de la clope mais il la garde entre ses deux doigts et il tousse en même temps qu’il expire la fumée.
Mes lèvres ne s’entrouvrent pas, pourtant il y a pleins de choses que je voudrais lui dire à cet instant, pendant qu’il ne s’imagine sûrement pas que j’ai le cœur épaissit d’une couche grasse et lourde qui me gêne, est-ce l’inquiétude ou la peur ? Je détourne le regard quand il ramène une deuxième fois la cigarette jusqu’à sa bouche et je jette un coup d’œil par terre, j’y trouve presque du courage, s’il m’avait laissé quelques secondes de plus, j’aurais certainement été capable de tout lui dire, « je suis désolé » par exemple, il aurait voulu savoir pourquoi et si j’avais dit « pour tout » il n’aurait toujours pas été satisfait, je le connaît. Alors il aurait fallut que j’énumère sans que mes lèvres tremblent, « je suis désolé si tes frères ne sont plus là et qu’à cause de ce sentiment d’abandon, tu t’imagines tout le temps que je vais m’en aller aussi » j’aurais dit en suite « je suis désolé de ne pas t’avoir trouvé, pourtant je t’ai beaucoup cherché pendant deux ans, je vivais parce que j’espérais encore » et s’il ne m’avait pas interrompu j’aurais ensuite dit quelque chose comme... « je suis désolé à la place de ton père, peut-être qu’il le dira un jour, peut-être même qu’il le pensera, mais en attendant et d’ici là, je te demande pardon pour tous les coups qui on fait mal et ceux qui te blesseront encore » et si j’étais arrivé jusque là, j’aurais dit aussi « je suis désolé de t’avoir embrassé parce que s’aimer ça nous tuera peut-être. Mourir d’être loin l’un de l’autre parce que la société culpabilise les gens comme nous, ou mourir d’être ensemble, parce que ceux à qui nous faisons peur nous tuent » même si l’homophobie n’est pas un peur, c’est de la haine et ça devrait être une honte pour celui ou celle qui en souffre.

Je pivote juste un peu la tête pour mieux voir la clope qui se consume encore, je l’ai remarque du coin de l’œil, sa main tendue vers moi, je lève les doigts et je récupère ma clope.
J’entrouvre enfin les lèvres mais je ne dirais rien de tout ce que je voudrais pourtant dire. Je coince la cigarette entre mes lèvres et j’inspire la fumée, mon torse se soulève lentement.

- Je ne serais pas toujours là.

Dis-je en regardant devant moi, je plisse les yeux parce que quelques mèches de mes cheveux dansent devant mon visage à cause du vent.
D’ailleurs, pour ça aussi je suis désolé, je voudrais être capable de lui jurer qu’il ne seras plus jamais seul mais puisque je ne sais pas de quoi demain aura l’air, je n’ai pas le droit de promettre.

Je retire ma cigarette d’entre mes lèvres et je penche très légèrement la tête vers l’arrière pendant que je crache la fumée, elle s’envole au-dessus de nos têtes, j’aimerais qu’elle emmène avec elle toute ma douleur mais je me sens encore plus lourd qu’avant.

- Alors s’ils te poursuivent, ne cours plus autour d’une piscine.

Je ne plaisante pas, d’ailleurs je ne souris pas mais de toute façon il ne me regarde pas, s’en doutera-t-il alors ?

L’inquiétude ou la peur, elle est encore là, cette fois je la remarque dans la question de mon meilleur ami, dois-je mentir ? Me suis-je demandé en détournant le regard, je baisse la tête et je regarde ma cigarette entre mes deux doigts, la paume ouverte vers le ciel et, les cendres qui tombent à côté de mes chaussures, un maigre filet de fumée danse du bout de ma clope et disparaît dans l’air, c’est le vent qui l’emmène.

- Peut-être, oui.

Dis-je et je relève une dernière fois la tête pour le regarder encore.

- Mais c’est moi qui lui ai fait ça et il y a des témoins, je demanderais à mes camarades de dire la vérité, tu ne risqueras rien, j’endosserais tout.

Pendant quelques secondes je ne dis plus rien, je n’ai pourtant pas envie de lui laisser l’occasion de me répondre parce que je sais ce qu’il dira.

- Mais j’ai l’impression qu’il ne dira rien, il risque autant que moi pour ce qu’il a fait et il le sait.

Je penche la tête pour pouvoir jeter un coup d’œil à nos cuisses, l’une à côté de l’autre. J’ai encore ma cigarette entre mon index et mon majeur mais, je relève la main et je dépose ma paume sur la main de Georgie.
Très honnêtement ? Je n’ai pas regardé s’il y avait encore des gens tout autour de nous, je n’entends personne marcher, je n’entends aucune conversations, même pas lointaine. Il n’y a que le vent qui siffle quand il souffle trop fort et peut-être, à la limite, le son de mes dents qui claquent parce que j’ai de plus en plus froid.

Ma paume froide épouse le dos de sa main, ce n’est toujours pas un « je suis désolé » mais c’est un « je sais qu’on en reparlera pas, mais ça à compté » parce que je ne sais même pas s’il en a conscience, de ça.
Je voulais que son premier baiser ne soit pas volé par n’importe qui, lui ai-je donné l’impression que si c’était moi c’était un « mieux que rien » ou un « ça pourrait être pire » ? Je voulais bien faire mais finalement, n’ai-je pas tout gâché ?
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Georges E. McGalaan
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MessageSujet: Re: I'm slipping into the deep end | ft. James Romero   I'm slipping into the deep end | ft. James Romero EmptyLun 17 Déc - 7:43



I'm slipping into the deep end
James Romero

Je serais pas toujours là le petit brun sait très bien ce que veut dire son meilleur ami, quelque chose comme " joue pas aux cons quand je suis pas là parce qu'il va finir par t'arriver quelque chose de vraiment grave", " fais attention à toi ", " arrête de prendre ta vie à la légère ", pourtant ces mots il a peur de les interpréter différemment comme " un jour je serais plus là, tu devras te débrouiller sans moi " cette pensée lui fait froncer les sourcils mais finalement son meilleur ami reprend la parole et il glisse un regard dans sa direction. Évidement que Jim va tout endosser, comme ci il le connaissait pas assez pour savoir que cet idiot têtu le ferait et même si lui même à un sacré caractère ça sert à rien de débattre sur ce sujet parce qu'aucuns d'eux n'aura le dernier mot alors Georgie se contente de rouler des yeux avant de remuer légèrement sur le banc et d'enfoncer son menton dans le col de la veste de Jim, à la recherche d'un peu de chaleur. Elle est neuve pourtant le plus petit y trouve une odeur familière, une odeur rassurante mêlée à une odeur de tabac froid.

 - ouais ...

Autrement dis, on verra bien. De toute façon c'est pas comme ci ils pouvaient changer les choses maintenant. Le brun aurait voulu ajouter quelque chose, n'importe quoi, peut être au moins un merci, mais alors qu'il relevait le menton et entrouvrait les lèvres son coeur sembla manquer un battement. C'était sûrement très discret mais il eu un léger sursaut, peut être à cause de la peau froide de Jimmy sur la sienne ou tout simplement à cause de ce contact qui semblait éveiller ce sentiment qui ne faisait que grandir au creu de sa poitrine depuis leur baiser.

Malgré sa peau glacée, le vent froid de septembre qui balaie ses mèches humides et colle son jean à ses jambes comme une seconde peau, il sent cette chaleur familière envahir son corps, la même qui s'installe lorsque Jimmy se met à sourire, quand son rire est tout ce qui attire l'attention du plus jeune et le fait sourire bêtement, quand il se retrouve à le regarder passer une mains dans ses boucles sauvages ou quand il entrouvre les lèvres lorsqu'il est concentré. Toute ces petites choses qui devraient être anodines, qui ne devraient pas attirer son attention de cette façon.

Ce sentiment il a l'impression qu'il a toujours été là, qu'il y a simplement jamais prêté attention et maintenant ça occupe toutes ses pensées, ça affole son coeur, ça lui broie les tripes et ça agite son esprit.
Il a essayé de ne pas bouger mais son regard à glissé malgré lui vers leur mains, s'attardant une seconde sur la cigarette avant d'observer la peau claire de son meilleur ami.

A cet instant un tas de choses se bousculent dans sa tête, des questions restées sans réponses et qui pourtant en auraient bien besoin. " Pourquoi tu m'as embrassé  ? " " est-ce que toi aussi tu ressens ce truc qui tord ton estomac " " Pourquoi j'suis si nerveux maintenant quand t'es à côté de moi " " pourquoi j'ai envie de détester chaque fille qui t'adresse un regard ou un sourire " parce que tout ça c'est des sentiments qu'il était pas prêt à ressentir, des choses qu'il est encore moins prêt à comprendre, il aimerait avoir quelqu'un pour en discuter, quelqu'un pour le rassurer et lui dire que c'est pas grave, c'est pas grave si il avait jamais pensé aux filles de cette manière, c'est pas grave si il avait même jamais pensé à personne comme ça, c'est pas grave si il pense toujours à ce baiser, si il aimerait juste goûter à nouveau aux lèvres de son meilleur ami, c'est pas grave si il a envie d'être dans ses bras, si le moindre de ses gestes affole son coeur, c'est pas grave si il le trouve beau, plus que n'importe qui d'autre. Mais y a personne pour lui dire ça, y a personne a qui il peut en parler, alors au fond peut être que c'est grave.

Il est pas gay, c'est ce qu'il se répète, Jimmy l'est pas non plus, Jimmy il a toujours aimé les filles, Jimmy il a toujours regardé les filles, il en parle parfois, lui il est pas comme ça, il regarde pas les filles, il s'y intéresse pas vraiment mais il a l'impression de pas s'intéresser à grand chose alors ça veut pas dire qu'il est gay. Faudrait un mot pour dire qu'on aime qu'une seule personne, qu'il y a qu'une seule personne qui occupe nos pensées, qu'il y a qu'une seule personne qu'on regarde, y a sûrement un mot pour ça mais il y connaît rien.

Doucement, le plus jeune bouge la main, pas pour stopper ce contact, simplement pour que son petit doigt remue et vienne caresser le côté de la main de son meilleur ami. Il sait pas trop à quoi il joue mais il a besoin de ce contact, et chaque nouvelle caresse alourdie un peu plus son coeur. Le regard brun de Georgie se porte finalement devant eux, cherchant un éventuel témoin mais ils sont seuls et c'est mieux, cesr pour ça qu'il ose continuer.

 - Tu m'as manqué

Les mots lui échappe sans qu'il puisse vraiment les retenir et à vrai dire il ne sait même pas pourquoi ils ont franchit ses lèvres, c'est pas vraiment ce qu'il voulait dire mais les mots qu'il aurait voulu dire ils sont effrayant et il est même pas certain de vraiment les comprendre.

 - l'autre soir t'es parti et j'pensais que tu voulais plus me parler

" L'autre soir " ce soir où tout à changé, ce soir qui a fini en catastrophe parce que Jim a gueulé et il s'est enfuit et lui il à gueulé aussi, il lui a dit d'aller se faire foutre. Il parlera pas du baiser, il a trop peur d'aborder le sujet et au fond Jimmy doit être aussi paumé que lui alors a quoi ça servirait.

- t'as parlé à Roy  ?  

C'est pas ça la vrai question et l'adolescent aux cheveux bouclés le sait sûrement. La vrai question c'est est-ce que Roy est au courant, comment il a réagit, est-ce qu'il les trouve bizarre maintenant, est-ce qu'il a plus envie de traîner avec eux  ?

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