Dans la petite ville d'Aster Cove, des choses étranges se passent...

 
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 Les heures passent, l'inquiétude monte.

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MessageSujet: Les heures passent, l'inquiétude monte.   Jeu 11 Oct - 17:41

Ça fait déjà une trentaine de minutes que River est partie s’éclater, je suis encore à table, il y a son assiette vide à côté de la mienne, mais j’ai presque rien avalé. Mes yeux regardent encore le couloir, au bout de celui-ci il y a la porte qui reste fermée, elle ne reviendra pas, je le sais pourtant mais j’espère quand elle qu’elle change d’avis et qu’elle se jette sur la poignée de la porte pour revenir, « restons ensemble cette nuit » dirait-elle en me proposant de regarder un film.
Le tic tac de l’horloge me murmure que le temps est en train de passer et je ne pense qu’à elle, qu’est-elle en train de faire ? Avec qui, ça j’ai une idée. C’est sûrement pour ça que j’ai mal au ventre.

Je me lève quand une voiture klaxonne dans le rue, c’est la curiosité qui m’attire, je vais jusqu’à la fenêtre et je regarde en poussant le rideau, c’est pas @River O'Leary. Est-ce que ça m’étonne vraiment ? Mon bras retombe lentement le long de mon corps et je fais demi tour, j’ai de la vaisselle à faire.

Je lève les yeux pour regarder l’heure sur l’horloge au-dessus de ma tête. Il était minuit il y a deux minutes, je ne sais pas à quelle heure elle rentre mais je lui donne encore une heure à partir de maintenant, sait-elle que je n’irai pas dormir avant qu’elle rentre ? L’arrière de mon crâne retombe mollement sur le dossier du canapé, je tourne la tête et je regarde de l’autre côté de la pièce, les volets sont encore ouverts mais il y a les rideaux devant les carreaux, je ne peux pas regarder de quoi ça a l’air dehors mais tout ce qui m’intéresse honnêtement là-bas c’est de la voir revenir.

Ça fait déjà dix minutes qu’il est une heure du matin, je laisse tomber le livre que j’avais dans les mains, il glisse du rebord de la table basse et il tombe par terre. J’adore ce bouquin mais je n’arrive pas à me concentrer, j’ai relu deux fois la même page, j’ai l’impression de ne rien comprendre au trois premiers paragraphes mais c’est inutile, j’ai pas envie de lire. J’ai seulement espéré que le temps puisse filer plus vite, je suis simplement en train de perdre le mien.

La porte s’ouvre enfin, je regarde l’heure à ce moment-là, il est deux heure du matin. C’est une blague ? Je sors de là où je suis et je lui tombe dessus dans le couloir, elle est en train de retirer ses chaussures quand j’arrive.

- Il fallait vraiment que tu rentres si tard ? Qu’est-ce que vous faisiez ?

Ai-je demandé en penchant un peu la tête pour l’inciter à me regarder aussi, elle a la tête baissée et les cheveux devant les yeux, « regarde-moi » lui dis-je plus sèchement. C’est peut-être un peu excessif mais je sais où et avec qui elle vient de passer la moitié de la nuit, je veux savoir (et je veux voir) si elle va bien. Ça sera évidemment pas marqué sur son visage mais si elle se laisse influencer bêtement, je vais le remarquer, a-t-elle les yeux rouges par exemple ? Ou, l’haleine chargée d’alcool ? Il faut qu’elle me parle, il faut qu’elle me regarde.

Ma main s’approche de la sienne, j’effleure son poignet mais je ne le touche pas.
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MessageSujet: Re: Les heures passent, l'inquiétude monte.   Ven 12 Oct - 10:52

Après mon tour de chant hebdomadaire à l'Aster and Clover, j'avais été invitée à passer la soirée avec des étudiants. La plupart étaient des anciens d'Aster Cove. Ils avaient été en classe avec Evan et Liam voir même d'autres de mes cousins plus âgés. Ils se souvenaient de moi comme d'une petite fille à queue de cheval alors, selon leurs dires, quand on m'avait annoncée et que j'étais arrivée sur scène, ils n'en étaient pas revenus. Ils étaient nombreux, filles et garçons. J'en avais beaucoup appris sur la vie après le lycée et ce que ça faisait d'aller à la fac. Je ne regrettais pas pour autant de ne pas en avoir la possibilité. Je n'avais pas envie de m'enfermer dans de longues études. Cela me barbait déjà suffisamment de devoir jouer les petites assistantes dociles pour mon Oncle. Ce n'était pas vraiment comme si on m'avait laissé le choix. Un travail stable et bien payé était la contrepartie pour que je puisse m'installer seule. J'avais embarqué Braden dans cette aventure car lui aussi semblait avoir besoin de changement. Seulement voilà, si avant sa blessure il était plutôt occupé, maintenant, il était en permanence sur mon dos à critiquer ma façon de mener ma vie. Je l'adorais, n'allez surtout pas en douter, mais, parfois, j'aimerais qu'on arrête de me traiter en enfant capricieuse et qu'on me laisse faire mes propres expériences. Je n'étais pas en porcelaine, pas un bibelot qu'on pose dans un coin parce qu'il fait joli et qui fini par tellement bien s'intégrer au décor qu'on l'oublie.

Je m'étais donc retrouvée dans la version banlieusarde d'une frat party, à quelques patés de maison de chez moi. J'avais bu quelques bières au cour de la soirée mais je n'étais pas venue pour perdre la tête mais plutôt pour profiter de l'ambiance. J'avais chanté et dansé. Mes cheveux s'étaient imprégnés d'une odeur de tabac froid (entre autres choses).

Vers une heure et demi du matin, alors qu'ils commençaient tous à être bien allumés, ma quasi sobriété ne me permettait plus de les suivre dans leurs délires. Du coin de l'oeil, je repérais rapidement un de nos voisins qui, lui non plus, ne semblait plus profiter de la soirée et lui proposait de faire le chemin ensemble. Depuis toute ses histoires avec Lost Pine, je n'aimais pas circuler seule la nuit. Une fois déposé mon camarade de route, j'appercevais de la lumière au rez-de-chaussée de ma maison familiale. Oh, oh... Si Braden était toujours debout, c'est que j'allais passer un sale quart d'heure.
Je soupirais afin de m'armer de courage et d'ouvrir la porte. Je sentais la crise pseudo-parentale arriver et j'en avais déjà mal au crâne. Dans mon bon droit et sans me démonter, je délaçais lentement mes bottines en cuir avant de les laisser dans l'entrée et d'ôter ma veste, elle aussi en cuir.

A peine mon cousin face à moi, la litanie de reproche commence. J'essaie de ne pas le regarder dans les yeux pour ne pas exploser. Je déteste quand il se prend pour mon père. J'en avais déjà un même si celui ci avait choisi la voix des lâches pour me laisser affronter seule la cruauté du monde. Alors franchement, les conseils parentaux et les règles de bonne conduite, ils pouvaient tous se les enfoncer bien profonds. Moins en colère, j'aurais sans doute admis que Braden, auréolé de perfection, était sans doute le plus légitime, mais là, je ne voulais pas être raisonnable. Son ton sec me fait relever les yeux et achève d'attiser ma fureur. Je plante donc mes prunelles furieuses dans les siennes avant d'écarter sa main en un rejet surement un peu trop brutal. Je n'avais vraiment pas envie de me prendre la tête à deux heures du matin et là, c'était la goutte d'eau. Il me prenait pour qui sérieusement ? J'aurais cru qu'au moins Braden avait un peu plus foi en moi. Il croyait quoi que je me bourrais la gueule sur une base quotidienne et que je fréquentais les squats de junkie ? On en était rendu là ? Magnifique. Du grand art. Autant lui en donner pour son argent et le lancer dans une nouvelle direction. En plus de ses doutes sur l'alcool et la drogue (c'était bien pour ça qu'il fixait mes pupilles non?), autant lui en donner aussi sur le cul non ? Allez, allons y pour le tiercé gagnant. Haut les cœurs !

« Tu veux vraiment le descriptif de la façon dont il me saute ou c'était une question rhétorique ? »

Les mots étaient crus, mon regard plein de défi et une part de moi regrettait déjà de les avoir prononcé. Je savais que c'était l'inquiétude qui rendait Braden autoritaire mais je ne supportais plus qu'on eme dicte m conduite. Mon père l'avait fait toute ma vie avant de décider que je ne valais même pas la peine qu'on se batte. Alors, les mâles dominants, j'en avait ma claque. Ils n'étaient amusants que si on pouvait les mettre au pas.

Braden ne se doutait pas que toute cette histoire avec Stan n'était qu'une vaste fumisterie. Une revanche qui, à certains moments, dépassait mon contrôle. Je ne l'avouerais à voix haute pour rien au monde cela dit. Je fixe quelques instants Braden de mon regard furieux avant de reprendre, lasse.

« Pourquoi tu fais ça, Braden ? »

Je l'aimais, cette tête de mule pleine de bonne attention mais comme il m’insupportai quand il jouait les Père la Vertu. J'avais déjà Oncle Patrick sur le dos pour ça.
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MessageSujet: Re: Les heures passent, l'inquiétude monte.   Ven 12 Oct - 12:31

Je baisse la tête pour regarder ma main, elle vient de la repousser avec brutalité, c’est quoi le problème ? Elle est en colère ? Ça tombe bien, moi aussi. Je relève le menton et je la regarde, elle se dandine sous mon nez en m’ignorant pour m’énerver encore un peu, trouve-t-elle que je ne le suis pas suffisamment ? Mon torse se soulève plus vite, mon rythme cardiaque grimpe et mon bras retombe bêtement le long de mon corps. Mes sourcils se froncent et assombrissent mon regard d’un bleu pâle, elle vient de relever la tête et quelques mèches sont sur son front, je voudrais lui enlever pour dégager son visage mais je ne la touche plus.

Un frisson me traverse le dos quand mon cœur rate un battement, que vient-elle de dire ? J’allais lui demander de répéter même si j’ai parfaitement entendu, je veux seulement revoir ces mots sortir de la bouche de ma cousine, c’est vraiment elle qui parle comme ça ?
Nous nous taisons tous les deux, il n’y a plus que ce son saccadé de nos respirations haletantes, j’ai serré les poings pour que mes mains ne tremblent plus.

« Pourquoi ? » ai-je répété à voix basse en reculant d’un pas ou deux.

- Pourquoi ?

Dis-je une deuxième fois en haussant le ton, et ma voix grave porte dans le couloir, elle lézarde les murs.

- Parce que je me réveille tous les matins en me répétant que ton père m’en voudrait si je te laissais dans cet état ! Tu n’as pas le droit de me demander d’être là seulement quand tu pleures parce que je t’aime complètement alors ça veut dire que j’ai peur quand tu rentres tard, que j’ai mal quand t’es malheureuse, et tu crois quoi ? Que ça m’amuse d’avoir l’impression de te pourrir la vie ? Je passe la mienne à me demander ce que je dois faire maintenant pour que tu ailles mieux et qu’est-ce que je suis supposé dire pour te faire à nouveau rire ! Mais rire pourquoi ? J’ai mal aussi, j’ai perdu mon oncle !

Ma voix continue de cogner brusquement dans les murs.

- Tu peux faire tout ce que tu veux, parce que c’est ta vie et si tu arrives à la rendre plus heureuse, vas-y River ! Mais ne me reproche pas de vivre tous les jours dans l’inquiétude de me demander « va-t-elle venir me voir un jour et me regarder droit dans les yeux en me demandant pourquoi je l’ai pas empêché de faire tout ça ? » mais tout ça, si c’est tout ce qui te fait encore du bien, vas-y, qu’est-ce que tu veux que je fasse ?

Dis-je, et je répète « qu’est-ce que tu veux que je fasse ? » encore plus fort, parce que ça a l’air d’une question rhétorique mais j’ai vraiment besoin de savoir ce qu’elle veut que je fasse, je suis perdu.

- Vas-y ! Putain, vas-y ! Mais je ne vais jamais m’arrêter d’être inquiet pour toi, je ne sais plus de quoi ça à l’air de vivre sans penser à toi et à ce que tu fais, parce que t’aimer comme je t’aime ça veut dire bats-toi pour qu’elle ne regrette jamais rien, et c’est tout ce qu’on me demande mais tu me donnes l’impression que je ne sais pas le faire !

Est-ce que je peux enfin reprendre mon souffle ? Je détourne le regard seulement une seconde, le sang continue de me monter trop vite jusqu’à la tête.

- Je ne veux pas t’empêcher de vivre, je veux t’empêcher d’avoir des regrets.

Je le dis d’un ton sec mais je ne cris plus.

- Parce que je t’aime, alors je t’aime peut-être maladroitement, mais je le fais de toutes mes forces. Apprends-moi au lieu de m’en vouloir.
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MessageSujet: Re: Les heures passent, l'inquiétude monte.   Ven 12 Oct - 13:58

Faire sortir le très policé Braden O'Leary de ses gonds n'est pas chose aisée et pourtant, il semblerait bien que j'ai réussi. Si son premier pourquoi m'avait transpercé le cœur car il sonnait comme le cri d'un animal blessé, le second, lui, ne masquait absolument pas sa colère. Alors, je relevais le menton, prête à me défendre et encaisser vaillamment la suite. Je le laisse parler sans l'interrompre pâlissant face à ses paroles lorsqu'elles touchaient un point sensible, rougissant de colère parfois quand je les trouvais injuste. A la fin de sa tirade, des larmes perlent au coin de mes yeux. La tristesse ayant à cet instant pris le pas sur ma colère. Parce qu'il est temps. Il est temps qu'enfin je m'exprime. Sans chercher à me masquer derrière une attitude provocante qui n'est, je le sais bien, qu'une fuite en avant.

« Tu peux rien y faire Braden. C'est pas ton rôle. Ça l'a jamais été. Ni toi, ni personne ne peut m'obliger à aller mieux. Je ne sais même pas comment je dois le faire moi même ! Ce n'est pas en étant en permanence sur mon dos que ça va aider. Tout ce que vous faites c'est me mettre encore plus en colère. »

Ma voix était faible au début mais je retrouve ma combativité au fur et à mesure de mon discours.

« Mon père ne t'en voudra pas. Il a choisi de me laisser après avoir fait en sorte que mon univers tourne autour de son approbation. Tu peux pas comprendre ça, tu es naturellement parfait mais c'était pas mon cas ! J'ai travaillé si dur et j'ai tellement pris sur moi pour devenir la fille parfaite qu'il voulait que je sois ! Que toute la famille voulait que je sois. Pour qu'il soit fier de moi et qu'il ne parte pas sans un regard en arrière comme l'avait fait Maman. Tout ce que je faisais, je le faisais pour lui et tout ça pour quoi ? Pour qu'il me préfère la damnation éternelle ? »

J'éclate en sanglot mêlé à un rire hystérique. Ca fait trop longtemps que tout ça me ronge.

« Je suis orpheline Braden. Orpheline ! Et pas à cause d'un putain d'accident ou quelque chose du genre. Mes deux parents ont décidés que je n'étais pas assez bien pour eux. Tu crois que ça m'a fait quoi ? Tu crois qu'aujourd'hui encore ça me fait quoi ? J'ai perdu mon père, ma foi et mon âme ce jour là, vous vous en êtes bien rendu compte ? Comment tu crois que j'ai encaissé qu'on lui refuse un enterrement religieux ? J'étais devenu un fantôme invisible pour vous ! J'ai entendu. J'ai entendu chaque détail horrible que nos Oncles ont raconté sur la façon dont mon père était mort. J'étais en haut des marches quand ils ont raconté comment et dans quel état ils l'ont trouvé. »

Je montre du doigt la porte du bureau de mon père, verrouillée et dans laquelle je n'ai plus jamais mis les pieds.

« Tu crois que je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé là dedans ? »

Je fais les cents pas parce que c'est le seul moyen pour calmer le tourbillon d'émotions qui se déferle en moi.

« Il a choisi de me laisser, Braden. Comme si je n'étais pas importante et que je ne valais pas la peine de reconsidérer sa décision. Je me suis sentie invisible, inutile. Et ensuite j'ai voulu qu'on me voit. Les vêtements, l'attitude, ça m'a permis de retrouver un peu de la confiance qu'on m'a volé. Alors, peut être que ça ne te plaît pas, mais j'en ai besoin. Si on me retire tout ça, je disparais. »

Je me laisse brutalement tomber sur un fauteuil, siphonnée de toute mon énergie. C'était dur de dire tout ça à haute voix.

« Je t'aime Braden. Tu as toujours été plus mon frère que mon cousin. Toujours là pour mener mes batailles à ma place mais là... Je dois me battre seule. Et avoir des regrets, ça veut juste dire qu'on a vécu et pas simplement survécu. Je veux vivre. »

J'hésite à lui dire que ma vacherie précédente est un tissu de mensonge mais je n'en ai pas encore la force. De toute façon, une partie de moi ne veut pas encore mettre un terme à mon duel avec Stan Alessandro. Cette querelle stupide occupe mon énergie et m'empêche de me jeter tête la première dans mes souvenirs. Quand je pars en campagne contre l'ennemi, mon esprit se vide de toute pensée parasites et, dans ces moments là, j'oublie.
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