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 Music can't always ease the mind | Ft. les Haven

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Emploi : Assistante de direction dans l'entreprise familiale
Sur ton walkman : Lionel Richie - All night long
MessageSujet: Music can't always ease the mind | Ft. les Haven   Sam 15 Sep - 22:25




Music can't always ease the mind

River & Jason & Freya

Sometimes the only way to feel better is to find something to fight for and sometimes, you just have to find someone to fight against.

Depuis quelques temps maintenant, j'avais signé un contrat avec le patron de l'Aster and Clover pour m'y produire les mardis et vendredis soir. C'était payé une misère mais je m'en fichais. Pour subvenir à mes besoins, j'avais mon travail d'assistante de Direction auprès de mon Oncle. C'était loin d'être une sinécure, c'était un véritable tyran ! Pas étonnant que mes cousins lui aient presque tous préféré l'armée. Il était encore pire qu'un sergent instructeur. J'en aprennais beaucoup à ses côtés même si le commerce d'équipements portuaires et de cordages étaient loin d'être ma tasse de thé. C'est lors de mes tours de chant à l'Aster and Clover que je me libérais. C'était ma bouffée d'oxygène.

Aujourd'hui était un jour spécial. C'est pourquoi j'avais fait avancer mon tour de chant. Cela faisait un an, jour pour jour, que mon père s'était donné la mort. Quand j'avais commencé à travailler dans l'entreprise familiale, j'avais également quitté la maison des parents de Braden pour aller m'installer avec lui dans la maison de mon enfance. C'était une façon pour nous deux de prendre notre indépendance. Cependant, mes oncles et tantes refusaient que je passe la soirée anniversaire de sa mort à l'endroit même qu'il avait choisi pour en finir. Je comprenais leur réserve mais, j'y vivais tous les jours. Ce n'était pas différents des autres soirs où je m'interrogeais sur les raisons de son abandon. Je n'avais pourtant pas envie de débattre avec eux à ce sujet. J'avais donc demandé à ce qu'on aménage mes horaires. Le patron faisant lui aussi partie de la communauté irlandaise d'Aster Cove, je n'avais même pas eu besoin d'expliquer les raisons de ma demande. Il savait. Il m'avait dit qu'il s'arrangerait pour trouver quelqu'un d'autre pour combler ma plage horaire habituelle.

Accompagnée de mon synthétiseur, j'avais enchaîné quelques succès du moment et des succès du rock et du jazz. Je ne chantais que des chansons qui me parlait car ce que j'aimais plus que tout c'était faire passer mes émotions. Lorsqu'un des habitués, un pianiste accompli m'accompagnait, je me lançais dans les classiques de Broadway, chorégraphies à l'appui. Mais ce soir, c'était plus intimiste.

« Pour la dernière, on va ralentir un peu et changer de registre et dédier la chanson suivante à une personne très spéciale qui n'a pas quitté mes pensées aujourd'hui. Si vous la connaissez - et je suis sure que oui - n'hésitez pas à battre la mesure. »

J'entamais ensuite les premiers vers de The Last Farewell, cette chanson que j'aurais du chanter aux funérailles de mon père s'il avait eu l'enterrement religieux qu'il méritait.

« There's a ship lies rigged and ready in the harbor
Tomorrow for old England she sails
Far away from your land of endless sunshine
To my land full of rainy skies and gales
And I shall be aboard that ship tomorrow
Though my heart is full of tears at this farewell
 »

C'était pour lui que je chantais et j'y mettais tout mon cœur, tous les noms dits et tous les je t'aime qui s'étaient perdus au fil des années. Pour celui qui avait été mon roc et qui m'avait laissé à la dérive.

« For you are beautiful, I have loved you dearly
More dearly than the spoken word can tell
For you are beautiful, I have loved you dearly
More dearly than the spoken word can tell 
»

Je continuais là chanson tandis que l'émotion montait en puissance. Je pouvais voir les yeux de plusieurs amis de mon père présent dans le bar s'embuer et m'adresser de petits hochements de tête compatissants. S'ils n'avaient pas compris mon changement de comportement, ils savaient tous à quel point mon père me manquait. Et alors que l'émotion arrivait à son point culminant, des dizaines de voix dont certaines avait un fort accent irlandais s'élevèrent de divers coins du bar.

« Though death and darkness gather all about me
My ship be torn apart upon the seas
I shall smell again the fragrance of these islands
And the heaving waves that brought me once to thee
And should I return home safe again to England
I shall watch the English mist roll through the dell 
»

D'un geste de la main, j'enjoignais le reste du bar à reprendre le dernier refrain avec moi, tant et si bien que ma voix était à présent presque couverte. Les pintes tanguaient et les corps bougeaient et c'était presque comme si on se retrouvait à Dublin. Grand père aurait adoré s'il était venu ce soir.

« For you are beautiful, I have loved you dearly
More dearly than the spoken word can tell
For you are beautiful, I have loved you dearly
More dearly than the spoken word can tell
 »

Juste pour le plaisir, je terminais avec quelques pas de danse traditionnelle irlandaise qui me valu un sifflement approbateur du patron.

« Merci à tous ! Et je suppose que chanter vous a donné aussi soif qu'à moi alors profitez en, vous au moins vous avez le droit de boire ! »

J'adressais un clin d'oeil complice à Evie avant de descendre de la scène improvisée, de nombreuses mains amicales vinrent me tapoter l'épaule et j’eus même droit à quelques étreintes tandis que je me faufilais jusqu'à un tabouret de bar où m'attendais une bouteille de coca bien fraîche agrémentée en secret d'un fond de whisky irlandais. J'en avais bien besoin pour me remettre de mes émotions. Ça, et de quoi me distraire afin de ne pas ressasser le passé.

HRP : Pour vous situer voici la voix de la petite River (ici aussi) et la chanson que je cite.
(c) DΛNDELION
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