Dans la petite ville d'Aster Cove, des choses étranges se passent...

 
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 On a souvent besoin d'un plus petit que soi

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MessageSujet: On a souvent besoin d'un plus petit que soi   Jeu 6 Sep - 0:35


On a souvent besoin d'un plus petit que soi

Où est-ce qu'il est ce foutu papier ? Putain de merde, mais c'est pas vrai ! Il doit bien être quelque part ! Il n'a quand même pas disparu, ce truc ! Michael arpente son salon à grands pas pour fouiller dans tous les cartons. Il ouvre furieusement des classeurs et abandonne des piles de papiers là où il reste de la place pour les entreposer. "C'est vraiment trop le bordel ici !" Il râle tout haut en soupirant. Impossible de trouver ce qu'il cherche tant qu'il n'aura pas fait un peu de tri.

Pas étonnant que Mike ne se sente pas chez lui dans cette maison, il n’a jamais pris le temps de défaire ses innombrables cartons éparpillés dans tout le logement. En arrivant à Aster Cove, il était persuadé qu’il repartirait aussi vite qu’on l’avait envoyé ici. Il avait donc considéré le déballage de ses affaires comme une perte de temps vis-à-vis de son retour prochain à Portland. Un retour qui a finalement pris du retard. Beaucoup de retard. Aujourd’hui, Michael n’en voit pas le bout. Cette histoire de disparition est à s’en arracher les cheveux, et cette foutue hiérarchie qui l’a envoyé pourrir dans ce trou le savait bien.

Plus furieux que jamais, Michael met enfin la main sur le papier qu’il recherche depuis plus d’un quart d’heure. Il le froisse légèrement entre ses doigts crispés par la colère, et fait volte-face pour l’ajouter aussitôt au dossier qu’il prépare. Malheureusement, dans sa hâte il ne remarque pas le carton des livres qui traîne au beau milieu de son chemin. La douleur est immédiate lorsque son petit orteil s’écrase contre les bouquins inébranlables. « AH PUT- !! » Le policier retient à moitié son cri. Il a lâché la feuille au moment de l’impact. Trop occupé à sautiller en tenant son pied meurtrit, il ne voit pas le précieux papier glisser sous un meuble. Enfer et damnation, le voilà parti pour une nouvelle demi-heure de recherche – minimum.

Il atteint probablement le summum de sa colère lorsque la sonnette de sa porte retentit. Quoi ?! Qui ça peut bien être ? Michael n’attend la visite de personne, aussi loin qu’il s’en souvienne. Mais qu’à cela ne tienne, le visiteur lui servira de défouloir. Avec un peu de chance, il s’agit d’un de ces tarés embrigadés qui viennent prévenir les honnêtes citoyens de la fin du monde ou du retour de Jésus (parfois les deux en même temps). Le policier se délecte d’avance en s’imaginant le renvoyer de la plus impolie des manières. Il prépare déjà ses premières insultes alors qu’il gagne l’entrée à grandes enjambées. En quelques secondes, il ouvre la porte à la volée en hurlant sans prévenir : « QUOI ? » Ses yeux lancent des éclairs furieux et ses épaules remontées lui donnent une carrure plus imposante.

Il se fige cependant dans son accueil théâtral lorsqu’il reconnait la petite bouille d’Ange. Non décidément, il ne peut pas la renvoyer impoliment, pas elle. Elle a beau en avoir probablement l’habitude vu le niveau de tolérance de cette ville de loosers, le détective refuse de s’abaisser au même petit jeu sectaire que les conservateurs de son quartier. Un peu déçu tout de même, il baisse d’un ton. « Ah c’est toi. » Et puis après une seconde de réflexion, il lui jette un regard suspicieux. « Tu devais venir aujourd’hui ? »

HARLEY-
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MessageSujet: Re: On a souvent besoin d'un plus petit que soi   Jeu 6 Sep - 16:41

¤ On a souvent besoin d'un plus petit que soi. ¤
@Michael Dewitt









Ces imbéciles ont réussi à abîmer ton visage de poupée. Pour plusieurs raisons, les brutes d’Aster Cove qui te tourmentent évitaient toujours de te frapper à la tête. Peut être qu’ils se sentaient coupable de cogner une femme qu’ils n’acceptaient pas comme telle ? Peut être qu’ils ne voulaient pas laisser de preuves trop visibles de leur violence inutile ? Ou peut être que, tout simplement, ils voulaient pas salir leurs précieux poings avec un mélange de sang et de fard à paupières ? Peu importe, au final, car ton visage est ton trésor. Un bien précieux que tu t’appliques à maquiller, décorer pour qu’il ressemble à ce que j’ai toujours vu en t’imaginant. Car la vie faisait que tu devais faire plus d’effort que toutes les filles de cette ville réunies pour que ta beauté féminine resplendisse aux yeux de tous. Toujours t’assurer qu’aucun de mes traits ne ressortent, que rien ne dépasse, que l’illusion fait mouche le temps que la réalité la rattrape.

Les ombres surgissent toujours des recoins d’Aster Cove. Cette ville semble cultiver cette habitude qui consiste à déverser les problèmes sur des âmes innocentes par surprise. Les brebis noires du lycée comme toi pouvaient le certifier. Les gros bras ont usé de leurs forces. Ils bousculent, ils rient trop fort et cette fois, la pression a été trop forte, la chute plus douloureuse que la précédente et le coin de tes lèvres s’est inondé de mon sang amère. Une petite entaille qui au petit matin n’avait pas disparu, qui avait -selon toi- déformé ta lèvre, qui avait gâché l’harmonie de ton visage si parfait. Et alors que la poudre lumineuse virevoltait devant ton miroir, ton désir d’atteindre ton but ne cessait de grandir.

C’est l’air décidé que tu te rends chez Monsieur Lewitt. Ton perfecto sur le dos, ta célèbre jupe en cuir couinait à chacun de tes pas. Les adultes qui prenaient ta défense, tu pouvais les compter sur les doigts d’une main. Ils t’étaient précieux, plus que de simples figures d’autorité, ils en étaient presque devenu des symboles familiaux, à toi que tes parents avaient lâchement abandonné dans ce trou perdu. Quelque part, tu comprenais bien les sentiments de ce détective nerveux. A toi aussi, on te répétait “C’est temporaire”, “On viendra te chercher bientôt”. Aujourd’hui, tu ne comptes même plus les lendemains tâchés de déception.

Tes doigts fragilent fouillent dans les poches de ton blouson après avoir caresser le bouton de la sonnette. C’est ouragan qui te fait plisser les yeux, qui décoiffe les cheveux de ta perruque. Un vent meurtrier du nom de Michael que tu transperces avec tes grands yeux.


On s’est levé du pied gauche, aujourd’hui ?


Un sourire malicieux étire tes lèvres blessées. Parfois, Mike te rappelait Théo’, dans son regard. Tu te sentais bien avec cet homme qui, alors que tout le monde te fermait la porte au nez, t’a tendu la main. Tu tires une sucette cerise de ta poche et retire le plastique pour laisser la sucrerie fondre sur ta langue. Le bonbon déforme ta joue, tire un peu sur ta coupure, la douleur te serre la gorge sans vraiment que ton attitude ne change. Tes yeux clairs s’aventurent dans la demeure du détective, ta silhouette se fraye un passage alors que tes pieds gagnent du terrain. La curiosité d’un ange messager s’écrase entre les cartons ouverts et les feuilles volantes.


... C’est quoi c’bordel, Mike ?


Quand bien même son oncle n’était pas l’exemple même de l’ordre et de la propreté, tu avais développé un don, soit celui de savoir réorganiser le plus grand des chaos. Comment aurais-tu pu faire, sinon, avec tout le matériel qui permettait notre transformation ? Tu ne serais sans doute pas aussi charmante, pour sûre. Le bonbon passe d’un creu de joue à l’autre en cognant tes molaires.


J’étais venue pour chercher ma paie mais on dirait que tu t’es fait cambriolé, sérieux.


Tu te retiens de rire, une lueur moqueuse scintillant dans tes prunelles alors que tu reposes tes yeux sur Dewitt. La proximité que tu ressentais envers cet homme faisait que tu avais plus de facilité à lui parler sans forcément te sentir agressé. Tes lèvres se tordent alors que ta voix si particulière résonne dans la pièce.

Besoin d'aide ?

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MessageSujet: Re: On a souvent besoin d'un plus petit que soi   Sam 8 Sep - 20:38


On a souvent besoin d'un plus petit que soi

Elle est sérieuse cette gosse ? Michael la dévisage en s’interrogeant le plus sérieusement du monde. Le provoquer maintenant, alors qu’il pourrait se jeter ongles et canines dehors sur le premier relou venu… Elle lui voue une confiance bien trop aveugle. Et sans se dégonfler, elle attrape une sucette et s’invite chez lui. Le détective en est stupéfait. Il regarde la petite passer devant lui sans un mot et referme la porte derrière elle avant de la suivre dans le salon en proie au chaos. Aussitôt, elle ne peut pas retenir une remarque. Suivie d’une moquerie.

Ah Ange. La petite poupée parfaite. Aussi cruelle que toutes les femmes. Michael lève les yeux au ciel en slalomant entre les papiers. « Ouais, je m’y retrouve pas dans ces foutus cartons. » Il avoue en grommelant alors qu’il fouille les poches de son manteau abandonné sur une chaise. Il ne réalise cependant l’ampleur du chaos qu’à la suite de la remarque de la petite. Vivre au milieu du bazar ne l’a jamais préoccupé depuis son emménagement. Il faut dire qu’il ne reçoit pas grand monde dans cette petite ville. La seule habituée des lieux est probablement sa voisine, Penny, qui connait le même dilemme que lui vis-à-vis de ses cartons de déménagement. Le rangement n’est la priorité ni de l’un, ni de l’autre. Alors ces affaires éparpillées sont devenues une habitude dans le paysage. Pourtant, dieu sait que c’est agaçant de ne pas retrouver ses affaires au bout de deux ou trois boîtes fouillées.

Michael met la main sur son portefeuille lorsqu’il fouille la seconde poche de son manteau. Au même moment, Ange propose son aide. Elle n’a plus ce petit air moqueur et provoquant qui lui va si bien. C’est une proposition honnête, qui fait réfléchir le détective. Il n’est pas du genre à laisser les gens mettre les mains sur ses affaires. Méfiant, presque paranoïaque depuis qu’il est arrivé à Aster Cove, il aurait refusé d’office une telle proposition à n’importe qui d’autre. Pourtant, Ange est une des rares personnes qui est parvenue – miracle – à dompter un tant soit peu l’animal. Marginale assumée et bienveillante, la jeune lycéenne est de bonne compagnie que le policier apprécie sans l’avouer. Malgré sa jeunesse, elle fait partie de ces enfants lucides, forcés de grandir trop vite parce que bousculés par la cruauté du monde. Michael ne la prend pas en pitié, mais il la comprend, à sa manière.

« Oui.. Pourquoi pas ? » Il tire plusieurs billets de son portefeuille. « Tu te lances un vrai défi, mais un peu d’aide pour trier ce bordel ça ne peut pas me faire de mal. » Il avoue avec un sourire en haussant les sourcils, résigné du triste sort dont il est victime à Aster Cove. Et puis il s’avance finalement vers Ange pour lui tendre son dû en commentant : « Tiens, ta paie avec un complément. T’es promue soldat de niveau 2. » Il lui fait de grands yeux comme s’il venait de faire une annonce importante. « Ça te va ? » Il l’interroge en allant remettre son portefeuille à sa place, et puis il se retourne vers elle en désignant sa lèvre. « Au fait c’est quoi ça ? Tu t’es battue ? »

Ah douce vengeance. Voici venu son tour des petites remarques désagréables et des sujets qui fâchent. Sa petite satisfaction personnelle mise de côté, il hausse un sourcil parce qu’il pourrait bien coller 24h de garde à vue abusive à celui qui a osé lever la main sur un visage aussi soigné. Des abrutis de service, les habitants de cette ville. Vides du cerveau. Ce n’est peut-être pas si mal s’ils disparaissent tous les uns après les autres… ? Mh…

HARLEY-
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MessageSujet: Re: On a souvent besoin d'un plus petit que soi   Dim 9 Sep - 23:41

¤ On a souvent besoin d'un plus petit que soi. ¤
@Michael Dewitt









Quand bien même tu étais cernée de toutes parts par la méchanceté assassine des habitants de cette ville, l’attention que t’accordaient les adultes avait tendance à te mettre rapidement à l’aise. Grandir dans un environnement peu chaleureux, une maturité peut être un peu trop précoce ou simplement l’envie de croire que l’âge soignait l’ignorance, tu ne savais pas vraiment pourquoi mais tu accordais difficilement ta confiance aux jeunes de ton âge. La preuve, il suffisait que tu baisses ta garde un dixième de seconde pour te retrouver avec la lèvre déformée par la marque de ton inconscience.

Tes yeux cyan se baladent de boîte en boîte, parcourent cette jungle de papier aux lianes de poussières et l’aspect bordélique de la pièce fait trembler ta nature ordonnée. Evidemment, qu’il ne pouvait pas s’y retrouver dans ce chaos sans nom, qui le pourrait ? Au vu de l’état de la pièce, même une souris pourrait s’y sentir à l’étroit. Les piles d’affaires ressemblaient aux tour d’un château en ruine, un donjon auquel le détective est enchaîné sans parvenir à soulever la brique qui l’empêche d’avancer. Et pourtant, tu étais persuadée que, quelque part au fond de sa poche, il trouverait assurément la clef des menottes qu’il refusait inconsciemment de retirer. Toi aussi, tu avais réagi de la même manière, à ton arrivée à Aster Cove. Pauvre valise qui, au bout de huit mois, a commencé à sacrément prendre la poussière, dans le coin de ta chambre sans personnalité. Au final, tu avais simplement réalisé que tu étais ton propre frein dans cette ville où les gens gaspillaient déjà assez d’énergie pour te pousser dans l’avion de retour.

Le frottement du vieux cuire fit frémir tes oreilles percées. Les billets verts glissaient entre les doigts de Dewitt, aucun de leurs mouvements n’échappaient à tes prunelles tandis que les visions d’un futur étoilé venait caresser tes pensées. Première étape, partir très loin d’ici, loin des poings meurtriers des garçons, des langues de vipères des filles, des regards mauvais des vieux. Deuxième étape, la plus importante : Trouver ce fameux docteur qui donne ces pilules magiques aux filles comme toi, aux filles qui ont besoin de prouver qu’elles en sont vraiment. Dernière étape, la consécration : Ma mort. Le scalpel qui épouse ma silhouette pour que les garçons n’aient plus peur de mettre la main dans ta culotte. Et les étapes défilaient dans ton esprit. Un. Deux. Trois. Un. Deux. Trois. Un billet. Deux billets. Trois billets. Et le tout est à portée de main.

La poche profonde du blouson de Théodore avale goulument la récompense de l’Ange, un ricanement traverse tes lèvres alors que tu admires le terrain une dernière fois en haussant les épaules.


Il était temps. Vu comment tu m’exploites ! T’as d’la chance, j’ai peur de rien, surtout pas du désordre. Tu croies vraiment qu’un si joli visage se dessine avec un coup de mascara et du rouge sur les lèvres ? Laisse moi faire, tu verras enfin la couleur de ton parquet crado’.


Désinvolture à son apogée, petite poupée que tu es grimace à l’évocation de ta balafre. C’est qu’il joue à un jeu dangereux, avec toi, Ange. Tu lèves les yeux au ciel en soupirant longuement.


Ce sont plutôt mes fans qui se sont battus pour obtenir un autographe de moi, que croies-tu ? Ces pauvres enfants ont bousculé leur icône dans la dispute et m’ont offert leurs coeurs en gage de pardon.


La tonalité sarcastique se mélange avec ta voix androgyne dans un son désabusé. Le perfecto glisse de tes épaules pour découvrir les constellations explosant de tes épaules ficelées des bretelles de ton petit haut. Tes cheveux synthétiques se regroupent en une haute queue de cheval alors que tu t’accroupies au milieu des cartons. Ta silhouette, vue de dos, ressemble à n’importe quelle ombre féminine, au final. C’était peut être pour cette raison que les garçons étaient si frustrés en ta présence. “Je ne peux pas la désirer comme une fille, c’est un garçon.”. Pourquoi ne pouvaient-ils pas simplement dire “Personne n’est parfait” et continuer à t’admirer comme la plus belle des créatures ? C’était quelque chose qui t’échappait. Tes doigts vernis commencent par ramasser les feuilles éparpillées.


Eh bien, Mike, t'as laissé ta fiancée dans une ville moins craignos ou je suis la seule femme de ta vie ?” Tu te retournes pour lui adresser des petits bisous volants. C’était à ton tour de l’embêter un peu. Ou en tous cas, plus que d’habitude. “Tu sais ce qu’on dit. L’ordre dans la tête commence par le logis, un truc dans le genre.” Les expressions anglaises n’étaient définitivement pas ton fort mais ton joli minois compensait bien.


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